Magazine Culture

Poezibao a reçu, n°48 (dimanche 31 août 2008)

Par Florence Trocmé

Cette rubrique suit l'actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. Il ne s'agit pas de fiches de lecture ou de notes critiques et les présentations font souvent appel aux informations fournies par les éditeurs. Certains points de vue ou remarques sont toutefois le fait de la rédaction et sont alors précédés de la mention ndlr.

Parmi les livres récemment reçus par Poezibao :
Françoise Clédat, , L'Amourier
Louis-René des Forêts,Les Mégères de la mer, suivi de Poèmes de Samuel Wood, Poésie/Gallimard
(Revue), " Corps ", La Compagnie des Argonautes
Pierre Garnier,Adolescence, Editions des Vanneaux
Bernard Noël,En Présence (entretien), L'Amourier
Seyhmus Dagtekin, Le Dé bleu
Ryoko Sekiguchi,études vapeur, suivi de série Grenade, Le Bleu du ciel
Lambert Schlechter,Petits Travaux dans la maison, Editions Phi
Valérie Canat de Chizy,entre le verre et la menthe, Jacques André Editeur
(revue, n° 952/953, août/septembre 2008 (Büchner, Barthes)
Nicolas Cendo,Heures dites, Tarabuste

Poezibao a décidé de soutenir l'initiative de Place des Libraires et donne donc aussi souvent que possible, pour chaque livre, un lien vers le site de ce réseau de libraires indépendants qui tentent d'exister en face des géants de la distribution de livres en ligne.

" Un père va mourir. Un père n'a pas parlé. Une enfant a recueilli la parole non-dite du père et tente, comme voix, de la restituer. Elle dispose pour cela d'un jeu de photographies et de quelques souvenirs d'enfance. Mais aussi des ressources passionnément convoquées du rêve, de l'art, de l'histoire, par quoi une mémoire dépasse ses limites individuelles. L'idée de la mort du père, la guerre, les liens de transmission -ascendants et descendants- et le propre vieillissement de l'enfant constituent le matériau de voix multiples librement entrelacées. Car l'écriture ici se joue de la chronologie et l'ultime tentative sera de suspendre, le temps d'un livre, l'instant fragile qui nous sépare, père ou enfant, de notre propre mort. " (Dos du livre)

" La poésie de Louis-René Des Forêts est la part la moins connue d'une œuvre pourtant mince : 2 recueils Les Mégères de la mer (1967) et Poèmes de Samuel Wood (1988). Dans ces deux livres qui, par bien des côtés, paraissent intemporels, on retrouve ce qui est au cœur de l'écriture de l'auteur du Bavard : une interrogation inlassable, douloureuse et splendide sur les pouvoirs et le drame de la parole. " (Prière d'insérer)

Poezibao a reçu, n°48  (dimanche 31 août 2008)
Thauma (revue)
Corps
La Compagnie des Argonautes
254 p. - 17 € - haut de page

Les auteurs de ce numéro de la revue de philosophie et de poésie Thauma en ce numéro dédié au thème du corps : Gabrielle Althen, Auxeméry, MC Bancquart, Henri Bauchau, G. Bocholier, C. Bohi, Paul Celan, W. Cliff, A. Cugno, FH Daglarca, Colette Deblé, Ludovic Degroote, A. Desrameaux, Sylvie Fabre G, Emmanuel Godo, Philippe Jaccottet, J. Kastelan, S. Labrusse, P. Lécroart, A. Loiseleur, O. Mandelstam, A. Marc, M. Markarian, G. Métayer, E. Moses, Anne Mounic, Z. Mzrkonijc, V. Novarina, C. Oumhani, Angèle Paoli, M. Renouard, H. Planquois, I. Raviolo, James Sacré, A. Soysal, JP Spilmont, H. Suso, J. Tauler, E. Tellermann, AB Topa, Claude Vigée, Ysbée.

Ndlr : un numéro très riche, avec de très belles contributions parmi lesquelles on notera tout spécialement un entretien de Gabrielle Althen avec Claude Vigée, des poèmes de Marie-Claire Bancquart, d'Esther Tellermann, de James Sacré, d'Auxeméry, de Ludovic Degroote, une traduction inédite (Maël Renouard) de Fugue de la mort de Paul Celan, des textes de Anne Mounic, de Gabrielle Althen, un beau diptyque d'Angèle Paoli ou encore d'Isabelle Raviolo, rédactrice en chef de la revue.

Poezibao a reçu, n°48  (dimanche 31 août 2008)
Pierre Garnier
Adolescence
collection " Amorosa "
Editions des Vanneaux, 2008
52 p - 12 € - haut de page

Ndlr : Un poème érotique magnifique de Pierre Garnier dans la collection " Amorosa " des Editions des Vanneaux qui a entrepris un travail éditorial remarquable autour de l'œuvre de Pierre Garnier.

Poezibao a reçu, n°48  (dimanche 31 août 2008)
Bernard Noël
En Présence
Entretien avec Bernard Noël, conduit par Jean-Luc Bayard et filmé par Denis Lazerme.
L'Amourier, 2008
88 p. - avec un DVD, 30 € - haut de page

" Trois hommes pour cette expérience qui a vu Bernard Noël se prêter au jeu des questions de Jean-Luc Bayard sous l'œil de la caméra de Denis Lazerme. Au final un livre d'entretien réalisé à partir de 15 heures de rushes revus par les auteurs auquel est joint le DVD du film. Jean-Luc Bayard parle volontiers de voyage à propos de ce projet : voyage dans une vie de création, traversée du temps de la vie d'un homme qui fait surgir aussi bien le passé que ce que l'on pourrait faire si l'on croyait à l'avenir.
Si l'on est bien en présence d'un homme c'est que l'homme y est au présent. " (Dos du livre)

" Quand tu te retires du monde
Le monde ne s'arrête pas pour autant
Ne se retire pas
Quand tu vas dans le vaste monde
Tu ne deviens pas vaste pour autant
Quand tu te prives de la multitude
Tu n'occupes pas pour autant ta solitude
Tu ne l'élargis pas
Quand tu te chasses du bruit
Tu ne découvres pas pour autant le silence
Quand tu te coupes les branches
Tu n'augmentes pas pour autant
La sève qui irrigue ton front " (dos du livre)

Etudes vapeur et série Grenade se déroulent sur une même journée : du matin de la première page à la nuit de la dernière page. Ces deux scènes se situent dans un même lieu, la ville de Grenade, en Andalousie, allant de perception en apparition et disparition : un peu comme lorsque la lumkère projetée sur un objet produit des ombres différentes. " (dos du livre)
" Que pouvons-nous faire pour continuer à tracer les pensées de ceux qui sont partis sans laisser d'œuvre ni de trace écrite, c'est-à-dire la plupart des gens que nous rencontrons [...] tout ce que nous pouvons faire, c'est répéter une suele et même phrase de diverses manières : que l'absence existe désormais et qu'elle est irréversible. " (Ryoko Sekiguchi, in le prière d'insérer)

Poezibao a reçu, n°48  (dimanche 31 août 2008)
Lambert Schlechter
Petits Travaux dans la maison
Editions Phi, coll. " Graphiti " en coédition avec Les Ecrits des Forges, Québec, 2008
136 p. - 15 € - haut de page

" ...il y a ici une tristesse dévastatrice il y a le cendrier qui déborde je fais mon travail résolument sans gants ces stupides souvenirs d'enfance et de luge je les ai jubileusement éliminés je ne vais ici m'encombrer d'aucune enfance c'est trop indécent cette larmoyance racoleuse le métronome est programmé sur adagio cadence qui me convient bien im Gehschritt gehn.... " (p. 13)

Poezibao a reçu, n°48  (dimanche 31 août 2008)
Valérie Canat de Chizy
Entre le Verre et la menthe
Jacques André éditeur, 2008
11 € - haut de page

" Ce livre a été écrit dans un esprit de résistance.
Comment nommer l'aliénation, quand la singularité est menacée par le joug du conformisme et de la négation ?
Résistance face à l'adversité, alors que ma liberté individuelle a été fortement remise en question.
Je remercie celle et ceux qui m'ont accompagnée, de près ou de loin, m'ont encouragée à poursuivre ce chemin merveilleux et tortueux qu'est la poésie " (dos du livre)

Poezibao a reçu, n°48  (dimanche 31 août 2008)
Europe (revue)
n° 952/953, août/septembre 2008
Georg Büchner, Roland Barthes
386 p. - 18,50 € - haut de page

Deux forts dossiers dans ce numéro, l'un sur Büchner, l'auteur de La Mort de Danton, Lenz, Léonce et Lena, Woyzeck, mort à vingt-quatre ans du typhus à Zürich ; l'autre sur Roland Barthes. Le Cahier de création propose des textes de Rocco Scotellaro, Anne Talvaz, Armelle Leclercq, Gérard Farasse, Bernard Vargaftig et Karima Berger.

Poezibao a reçu, n°48  (dimanche 31 août 2008)
Nicolas Cendo
Heures dites
Tarabuste, 2008
56 p. 9 € - haut de page

" par images multipliées ou échos revenus étrangers sous l'éclairage tamisé des feuilles jusqu'aux rayons à peine biseautés, rivière. Mots comme tus sur le fil inquiet du courant et toujours pris au fond du labyrinthe entre endroit et envers du miroir, quand bien même l'eau rincerait des morceaux de mémoire mordus, sans une fleur portée par les risées nulle part défaites. " (p. 11)


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