
Ă€ la veille de dĂŠbut des dĂŠbats Ă l’AssemblĂŠe nationale sur projet de loi Grenelle 1, Greenpeace s’inquiète craint que la lessiveuse parlementaire UMP ne dĂŠlave encore un texte dĂŠjĂ bien affaibli. ÂŤÂ Le Grenelle a ĂŠtĂŠ portĂŠ par Nicolas Sarkozy en personne qui, il y a un an, s’est engagĂŠ devant les Français et en prĂŠsence du prĂŠsident de la Commission europĂŠenne, JosĂŠ Manuel Barroso et de deux Prix Nobel de la Paix, Wangari Maathai et Al Gore, rappelle Pascal Husting, directeur gĂŠnĂŠral de Greenpeace France. Nous allons voir dès demain si la majoritĂŠ UMP s’apprĂŞte Ă nous faire le mĂŞme coup que sur les OGM : rĂŠduire un texte qui est dĂŠjĂ en recul par rapport au consensus d’octobre 2007. Âť
La mort du fameux  dialogue à cinq 
Le Grenelle de l’environnement a avant tout ĂŠtĂŠ un exercice inĂŠdit de dĂŠmocratie participative grâce au ÂŤÂ dialogue Ă cinq . Ce processus, garantie de la qualitĂŠ et de la nature rĂŠsolument moderne des dĂŠcisions issues du Grenelle, est mort dès octobre 2007. Le projet de loi Grenelle 1 a ainsi ĂŠtĂŠ arbitrĂŠ sans que les acteurs du Grenelle n’aient jamais ĂŠtĂŠ consultĂŠs.
Un projet de loi dĂŠjĂ en recul par rapport au Grenelle
Le traitement de dossiers comme la contribution climat/ĂŠnergie et le schĂŠma national des infrastructures de transport n’a toujours pas dĂŠbutĂŠ, alors que des projets autoroutiers continuent d’ĂŞtre mis en Ĺ“uvre. La dĂŠcision unilatĂŠrale de construire un 2e rĂŠacteur nuclĂŠaire EPR est une trahison totale de la feuille de route ĂŠnergĂŠtique du Grenelle, qui faisait de l’efficacitĂŠ et des renouvelables les deux prioritĂŠs absolues.
Par ailleurs, le projet de loi dĂŠjĂ dĂŠlavĂŠ menace d’ĂŞtre rĂŠduit Ă peau de chagrin part certains amendements, en particulier celui proposĂŠ par Patrick Ollier, qui favorise le chauffage ĂŠlectrique dans les constructions neuves. ÂŤÂ VoilĂ une tentative d’affaiblir la rĂŠglementation sur l’isolation des bâtiments, qui est un des points forts du projet de loi, affirme Pascal Husting. Cet amendement impliquerait un seuil de consommation d’ĂŠnergie de 140 % plus ĂŠlevĂŠ que celui dĂŠcidĂŠ Ă l’issu du Grenelle. VoilĂ qui alourdirait considĂŠrablement la facture ĂŠnergĂŠtique des mĂŠnages. Âť
Greenpeace appelle dÊputÊs et sÊnateurs à redresser le tir !
Greenpeace appelle donc les parlementaires Ă amender le projet de loi pour qu’il retrouve l’ambition des conclusions du Grenelle. En particulier, ils doivent soutenir trois amendements dĂŠposĂŠs en commission des Affaires ĂŠconomiques :
- l’engagement de la France Ă dĂŠvelopper les renouvelables d’ici Ă 2020 Ă hauteur de 23 % de la consommation d’ĂŠnergie, au lieu des 20 % proposĂŠs par le gouvernement ;
- l’interdiction des ampoules Ă incandescence en 2010, mesure dĂŠcidĂŠe lors du Grenelle, puis tombĂŠe aux oubliettes, qui permettrait Ă la France d’ĂŠconomiser près de 11 tWh par an, l’ĂŠquivalent de la production du futur EPR ;
- la rĂŠaffirmation que la France doit soutenir un objectif de 120Â g de CO2/km d’ici Ă 2012 dans le cadre des discussions sur la lĂŠgislation visant Ă limiter les ĂŠmissions de CO2 des voitures, qui doit ĂŞtre bouclĂŠe sous peu par l’Union europĂŠenne.
ÂŤÂ Avec le projet de loi Grenelle 1 se joue une partie de la crĂŠdibilitĂŠ de la France, prĂŠsidente de l’UE jusqu’en dĂŠcembre, conclut Pascal Husting. Les dĂŠputĂŠs devront se souvenir demain des mots prononcĂŠs par Nicolas Sarkozy le 25 octobre 2007, en clĂ´ture du Grenelle : “La France ne peut pas espĂŠrer que son appel sera entendu si elle ne s’impose pas Ă elle-mĂŞme l’exigence la plus forte. Comment devenir un exemple, si on n’est pas capable de s’appliquer Ă soi les règles que l’on voudrait voir retenues par les autres ?“ Âť




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