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Crise financière, la dernière leçon ?

Publié le 09 octobre 2008 par Graeme

Il est étonnant, sinon hilarant, de lire un peu partout dans les médias des articles déclarant que le monde est à genou, que la crise financière est une catastrophe que personne n'avait prévu.

On lit même, comble de l'hilarité, que les financiers ont cette fois compris la leçon, leçon que leur propre incompétence leur a donné, et pour la enième fois pourtant. Coooooomment ? Le monde va changer ? Wall street va devenir un jardin d'enfants ?

Allons, allons... ils nous ont dit ça la dernière fois. Et ils sont repartis avec leur sucre d'orge dans la bouche. Et aussi la fois d'avant, tiens. Et puis celle encore d'avant et... Et cette fois encore, les gouvernements volent à leur rescousse, trouvant miraculeusement des milliers de milliards de dollars et d'euros dans le fond de leurs poches, vides encore il y a peu, pour racheter à gros prix des bidules, des joujoux financiers "pourris" dont ils ne veulent plus.

On nationalise, on "socialise" étatiquement les grandes banques des chantres du libéralisme économique, c'est la contradiction du moment. C'est à mourir de rire ! ;-)

Nous autres, pauvres électeurs, allons devoir fournir l'argent du sauvetage à une bande de dégénérés de la calculette, pour qu'ils puissent continuer à s'assoir sur leurs chiottes en or massif, et qu'ils puissent ensuite, une fois les comptes épurés, racheter à bas prix, il n'y a pas de petit profit paraît-il, les banques qui, ô scandale, sont redevenues du domaine public !

Le pire, c'est qu'ils doivent certainement avaler eux-mêmes leurs propres couleuvres...

Et nous autres, pauvres petits électeurs, avons et allons continuer à mettre en haut de l'échelle, posée verticalement contre un haut mur de briques en mousse, des gens qui continueront pendant encore longtemps à se ridiculiser en se mettant à genou (pas facile à faire sur le barreau du haut d'une échelle en équilibre précaire !) devant les apôtres de la dollarisation du monde, et par la même occasion, à faire rire de nous dans les dîners mondains à 25 000 $ par convive.


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