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Démesure de la littérature américaine, petitesse du Nobel

Par Lise Marie Jaillant

Alors que le Prix Nobel de littérature aurait pu être attribué à:Le Clezio

  • Bret Easton Ellis
  • Philippe Roth
  • Tom Wolfe
  • Joan Didion
  • et, pourquoi pas, à Stephen King (pour écrire un livre comme Dolores Claiborne, il faut quand même une maîtrise stylistique digne des plus grands...)

Et bien non, c'est ce brave Le Clézio qui a été primé. Remarquez, ça aurait pu être pire: imaginez que François Weyergans ou Pierre Guyotat, aient été choisis. Au moins, Le Clézio a une vague prétention narrative.

Le problème, c'est que personne ne connaît Le Clézio dans la presse anglo-saxonne: le journaliste du Guardian avoue qu'il suspend son jugement pour l'instant, le temps de lire "Le Procès-Verbal". Combien d'Anglais vont suivre son exemple? Combien d'Américains vont vouloir découvrir Le Clézio? Pas beaucoup, in my humble opinion.

Bref, ça me fait un peu pitié pour les Suédois. Au lieu de reconnaître le génie de la littérature américaine (littérature-monde par excellence), ils crachent dessus. Au lieu de choisir un auteur qui restera dans l'histoire, ils déterrent un plumitif honorable, sans plus.

Le jury du Nobel me fait penser à ses vieillards frileux que le courage, la noblesse, la démesure effraient. Les grands écrivains américains sont juste too much pour ces cerveaux usés. Le Clézio, en revanche, est à leur mesure...

Sce de l'image: Marc le Chelard/AFP/Getty Images


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