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Les chevaliers

Publié le 12 octobre 2008 par Osmose

UN PEU D'HISTOIRE


Dans l'Europe médiévale, la société est organisée en quatre groupes distincts. Aujourd'hui, on parle de système féodal (terre ou revenu accordé par un seigneur à son vassal en échange de sa fidélité).

« Les Rois, Les nobles, Les Chevaliers et Les Paysans »


Le Roi

Au sommet du système féodal se trouve le roi. Toutes les terres du pays lui appartiennent. C'est lui qui décide des lois et qui conduit les armées. Cette image représente le sacrement d'un roi.


Les nobles


Le roi donne des terres aux nobles qui, en retour, promettent de combattre pour lui et de lui procurer des chevaliers pour son armée. L'image représente un noble qui promet de servir fidèlement son roi et de lui obéir lors de la cérémonie de l'hommage.

Les Chevaliers


En contrepartie des services rendus dans les batailles, les nobles accordent des terres aux chevaliers. Les chevaliers s'entraînent au combat afin de servir leur seigneur et leur roi.


Les Paysans


Les paysans cultivent les terres des chevaliers, des nobles et du roi. En retour, les seigneurs leur doivent protection contre les attaques ennemies.


Leur vie quotidienne


Le roi et les nobles vivent dans des châteaux forts avec leur famille, leurs serviteurs et leurs gens d'armes. En temps de paix, le seigneur s'occupe de ses terres, fait respecter la loi et l'ordre, et organise des fêtes et des tournois.


Les somptueuses fêtes sont données dans la salle de réception du château. On sert nourriture et vin, des bouffons divertissent les convives et des ménestrels jouent de la musique et chantent. Les plats se succèdent et la fête dure ainsi des heures.


Le village

Durant le Moyen-Âge, on habite surtout dans les villages. Un chevalier, ou seigneur du lieu, possède la terre autour du village et les paysans ont le droit d'en cultiver des lots. La plupart des villages disposent en général de trois grands champs.

Le premier est planté de blé, le deuxième d'orge et le troisième est en jachère. Les champs sont divisés en lots, que les différentes familles du village se partagent.

Une famille possède donc plusieurs lots dans chacun des trois grands champs. La plupart de tout les villageaois travaillent la terre, mais certains, comme le meunier et le maréchal-ferrant, font un autre métier. Ils reçoivent donc de la nourriture pour leur travail.

Les paysans vivent dans des maisons rudimentaire, construites sur de la terre battue. On mange du pain, des flocons d'avoine, des fruits, des légumes et du ragoût; le tout largement arrosé de bière. Oeufs, poisson et viande sont des produits de luxe. Les familles gardent parfois une vache qu'elles vendent au marché local.

Une ville Médiévale

Contrairement au villageois, les habitants de la ville doivent payer un tribut au seigneur, mais ils n'ont pas à travailler pour lui et peuvent choisir leur métier.

De nombreux artisans ouvrent des ateliers en ville. Ils fabriquent des vêtement, de la vaisselle et des poteries, toutes sortes de choses qu'ils vendent aux citadins et fermiers qui viennent en ville.

Les marchands pour leurs part vendent de la laine, du bois et du fer aux artisans. Ils proposent aussi des objets de luxe en provenance des pays lointains tels que le vin, épices, de la soie et des bijoux.

Il existe ausi les métiers de boulanger, boucher et brasseurs qui approvisionnent les citadins en vivres et boissons. Les aubergistes ouvrent des tavernes et les prêtres et les médecins s'installent en ville. Tout visiteur doit s'acquitter d'une taxe pour vendre ou acheter de la marchandise dans la ville: cela se nomme le péage.

Les artisans et les marchands se regroupent par métiers: ce sont les guildes. Quand on appartient à une guilde, on se doit de proposer une marchandise de qualité et à un prix raisonnable. Les ouvriers sont payés équitablement et le commerce est réglementé.

L'art au Moyen-Âge


Au Moyen-Âge, la grande majorité des hommes et des femmes ne savent pas lire. Leur savoir leur vient surtout des images: ils apprennent le christianisme grâce aux peintures, aux sculptures et aux vitraux de leur église. Les prédicateurs se servent de ces images pour illustrer leurs enseignements.

Les églises médiévales sont remplies d'images, même la plus simple des églises offre des peintures colorées sur ses murs et des sculptures à l'intérieur comme à l'extérieur. Les églises et les cathédrales de plus grande importance sont décorées de vitraux somptueux, de sculptures raffinées et d'admirables statues.


Les sculptures médiévales ne représentent pas toujours des sujets religieux. Sur les hauteurs des murs des églises, on trouve des figures de fantaisie hideuses et des monstres de pierre. Ce sont des gargouilles.


L'Église chrétienne


Sur l'ordre des évêques et des archevêques de l'époque, de grandiose cathédrales s'élèvent à la gloire de dieu. Leurs sculptures, leurs statues ainsi que les vitraux sont des plus magnifiques.

Il faut souvent plus d'un siècle pour construire de tels bâtiments. Les vitraux des églises et des cathédrales mettent en scène la bible et permettent d'enseigner l'Histoire aux paroissiens illettrés.


Le Pèlerinage


Le pèlerin, homme de tout âge et de toute condition, plus rarement femme en raison des risques du chemin, partait, béni par une religieux, après avoir prononcé un voeu. Ses biens et ses proches étaient protégés en son absence. Au retour, il présentait des insignes prouvant qu'il avait accompli son pèlerinage. Le pèlerin, qui s'éloignait volontairement des siens par dévotion et par esprit de pénitence ou de sacrifice, devait souffrir pour mériter la grâce ou le pardon divin.

Le but du voyage de tous ces pèlerins est d'approcher les lieux saints: ce sont des sanctuaires où les saints ont été enterrés ou leurs objets conservés. Plusieurs routes les mèneront à Jérusalem ou à Rome.

D'autres vont à Saint-Jacques-de-Compostelle, en espagne, afin de visiter les tombeaux de Saint Jacques, le patron des pèlerins.


Le pèlerin portait une longue robe de laine, parfois un manteau ou une cape, dite pèlerine pour la femme, un chapeau à large bord sur lequel il cousait la célèbre coquille de Saint-Jacques.

Une besace pendait à son cou ou en bandoulière, dans laquelle il protègeait ses maigres biens et provisions de route. Des souliers de cuir, protégeaient leurs pieds et un long bâton qui leur servaient d'appui pour cheminer les routes difficiles.


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