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Interview d'Arnaud dans le Républicain Lorrain

Publié le 11 octobre 2008 par Carine Capecchi
Clément : « Motivé comme jamais ».

Le trentenaire, pilier du tennis français, a reçu un petit coup de pouce des organisateurs messins ! Arnaud Clément, le fidèle, participera à son sixième Open de Moselle grâce à une invitation. Personne ne se plaindra de la présence du premier vainqueur de l'épreuve,


• Heureux, on suppose, de cette wild card…
« Franchement, oui ! Je voulais absolument venir à Metz, et j'aurais disputé les qualifications si le jour même (le samedi) il n'y avait eu le mariage de mon frère. Je n'aurais donc pas pu venir. »

• On revient sur votre saison, à la fois moyenne au niveau du classement et pourtant riche en émotions.
« Oui, comme à Wimbledon. Sans ce tournoi, mon année n'aurait pas été pareille. Il m'a sauvé 2008 par le résultat (quart de finale, balles de match pour les demi), par la confiance et l'envie qu'il m'a redonnées. Je joue au tennis pour vivre ce genre de choses, préférant ces émotions ponctuelles à un parcours régulier mais plat. »

• Les JO de Pékin sont à ranger dans cette catégorie ?
« Hélas… Une grosse déception (quart de finale en double avec Llodra). Je ne l'ai toujours pas digérée, ça prendra du temps. Au-delà de la manière, des adversaires, c'est le fait d'avoir servi à 4-3 dans le troisième set puis pour le match sans réussir à gagner ces Jeux. Alors qu'en double, c'est généralement plus facile. Les boules. Etre à deux points d'une médaille ! Oui, les grosses boules. Etre si proche d'un tel podium est l'occasion de ta vie… Et moi, je l'ai manquée. J'y repense sans cesse, en jouant, en m'entraînant. »

• Ce duel olympique s'est avéré palpitant quand même, avec de l'intensité et de la longueur !
« Entre nous, je m'en fous de finir à 22-20 dans le cinquième set. On se rappelle du match important que l'on a loupé. »

• Une cruelle désillusion à même de vous amener à lâcher le tennis ?
« Ah, non ! Aucun doute. Je compte bien repartir en 2009, avec plein de motivation. Physiquement, je ne suis pas trop mal. Pas de signe d'essoufflement. A trente ans, je suis là et je suis bien. Prêt à finir en trombe l'année avec ces tournois en France. »


« De plus en plus relevé »

• Justement, le tableau de l'Open de Moselle vous inspire-t-il ?
« Relevé. Comme chaque année, ce n'est pas une info. De plus en plus relevé d'ailleurs (il rit), j'ai bien fait de gagner la première fois (en 2003) ! »

• La Clé a-t-elle une chance ?
« Le tableau peut s'ouvrir, on ne sait jamais. On peut avoir la grande forme pendant une semaine. Seulement, à Metz, on est sûr d'une chose : il faudra être au taquet dès la première minute du premier match. Car on rencontre obligatoirement du bon très vite. Mais à l'Open de Moselle, j'ai plus ma chance qu'ailleurs. »

• Pourquoi ?
« J'adore venir à Metz. Tout me plaît. L'environnement, la ville, le public, j'y ai beaucoup de potes, même les personnes de l'hôtel ont un petit mot sympa pour moi. Ce sont des détails mais ils comptent. Ils aident à vous sentir bien. Alors, évidemment, vos chances sont plus grandes qu'ailleurs de faire un truc ici, bien que ce ne soit pas une garantie ! »

• Aux Arènes, on vous verra en simple et en double ?
« Oui, avec Micka. On est tenant du titre, non ? C'est vrai qu'en 2008, cela s'est mal goupillé avec nos blessures respectives mais je ne suis pas inquiet sur notre niveau de jeu… »


Alain THIÉBAUT pour Le Républicain Lorrain
Le 22/09/08

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