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Mars attaque en septembre

Publié le 13 octobre 2008 par Nicolas Lordier

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Les 25,26,27 septembre avait lieu dans le cadre superbe du J4 à Marseille la 10ème édition du désormais réputé Marsatac, nous étions sur place et backstage. Petit résumé de cette parenthèse musicale et rafraîchissante.

Les poids lourds

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Pas de surprises du coté des grosses cylindrées, professionnalisme, rigueur et show bien rodé. On se dit que Manu Dibango est un sacré musicien et que sa formation est impeccable. On se dit que Patrice assure le service après vente avec brio. On se dit que Laurent Garnier a fait ça toute sa vie et que ça se voit. Bref on fait dans le musicalement correct, pour les surprises c’est au fond à gauche. On retiendra surtout la prestation bon enfant et énergique de De La Soul et du vent de nostalgie jovial qui a soufflé sur le dance floor.
Les  confirmations

bauchklang1
      
Pas facile d’être le fils de ? Voilà une question à laquelle Seun Kuti n’est même pas obligé de répondre tant la prestation de son Fela’s Egypt 80 (featuring Tony Allen s’il vous plait !) a marqué les esprits et les organismes, Fela n’est pas mort, ou pas tant que ça.
Six voix, six micros et un public en délire, les Autrichiens de Bauchklang n’ont pas fait les choses à moitié. Sur disque, on pouvait s’interroger sur l’honnêteté de la démarche, sur scène tout doute est balayé, au-delà du human beat box, ces six gars-là ne sont rien d’autre que des samplers en chair et en os, très très impressionnant. 
Un iroquois noir de deux mètres (j’exagère à peine) accompagné par deux membres d’équipage de l’entreprise echappés de Star Treck, un son post industriel pas si loin de notre ami Trent Reznor. Saul Williams a littéralement envoûté le public marseillais avec une rage poétique débridée. Impressionnant !

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Les révélations
Force orange ! Quatre nippons fous furieux dans des combinaisons flashy, des pauses mangas improbables, et un son tenant autant de Kraftwerk que de Devo. Bienvenue dans le monde des Polysics. On n’a pas tout compris mais on a dansé.
Un son rock electro puisant sa force dans l’éclectisme une formation bien en  place et un chanteur stripteaseur les franco british de Think Twice ont fait forte impression et c’est tant mieux.
Visiblement pas une révélation pour tout le monde, Boys Noize a sans conteste remporté la palme de meilleur dj du festival, un set impressionnant d’énergie et de modernisme sauce 80’s (si si ca existe !).

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Les chouchous
Je sais ce n’est pas très impartial, mais que voulez vous quant on est fan, on est fan. The Notwist remporte donc le prix de meilleur groupe de cette dixième édition, et même si je suis un peu partisan, sur ce coup là, c’est amplement mérité. Leur son post rock, teinté de dub, leur armada de gadgets high et low tech (sur laquelle je reviendrais plus en détail dans un post à venir…) et leur science de l’harmonie ont tout simplement  plongé le vieux port dans une bulle hors du temps. On aimait leurs disques maintenant on sait pourquoi.

marsatac2008

La conclusion
En conclusion, Marsatac a feté ses 10 ans avec brio, programmation de qualité et organisation impeccable. Du coté du public, de la bonne humeur et rien d’autre (fait rarissime même les gars de la sécu avaient le sourire).
Le temps de ces trois soirs, Marseille n’a pas attendu 2013 pour être  capitale européenne de la culture.


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