Bijou Phillips
Parfois, face à la violence ambiante, on se sent désespérément impuissant. C’est comme contempler devant soi un monde en devenir et se voir soudainement submergée par une vague insolente de choses que l’on ne maitrise pas. D’où viennent-elles, pourquoi se produisent-elles. Les questions engendrent plus de perplexité que de soulagement. C’est l’hiver, un peu la crise, et sous les lumières des marchés de Noël kitsch où l’on cherche un peu de chaleur entre le vin chaud et la tartiflette, on se rend compte que même au milieu d’une foule gigantesque, la solitude est un badaud que l’on peut croiser entre deux enjambées.
Entre la tristesse et l’énervement, l’issue est sans doute de se créer une raison pour réussir à trouver un juste milieu entre la masse consensuelle et le réfractaire toujours mécontent. A mon échelle, ce n’est ni les bombes, ni la guerre qui me font peur. Ce sont les gens, la façon dont ils pensent, dont ils t’agressent sans te connaître, les regards épars qui se posent sur toi et qui balaient d’un revers toute compassion. La fatigue, la fièvre, la bruine qui agace lorsque tu remontes les Champs Elysées, tout ça fait que.
La lumière des phares la nuit, trace une route, qui comme dans un rêve se brouille avec la pluie et les larmes passagères. Peut-être trop naïve, avec un pied et demi encore dans l’enfance, au pied su sapin, j’aimerais voir des gens un peu moins cons. Tant pis pour le papier cadeau. Quelques sourires suffiront. Si seulement on pouvait dire que tous les cons sont des mal baisés. Au moins on aurait trouvé une solution.





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