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Catherine Millet et Benoît XVI

Publié le 27 décembre 2008 par Amaurywat

D2208756_H-2.jpgJe viens de lire dans les z-Inrocks un texte de catherine Millet sur Benoît XVI et son discours aux Bernardins (on le trouve ici) que je trouve très intéressant, et bien écrit, ce qui ne gâche rien. son point de vue pourra surprendre les cons qui divise l'humanité en ceux qui pensent comme moi et ceux qui pensent pas comme moi et rien ne doit changer. Ce qu'elle dit contredit toutes les sottises écrits sur Benoît XVI présenté comme réactionnaire dans le sens qu'il demande à réfléchir avant d'adhérer à une "nouveauté" ou ce que l'on présente comme telle. Il faut dire qu'actuellement, ce qui est nouveau est forcément bon, forcément bien. Comme le disait Montaigne il y a déjà 500 ans, la nouveauté conduit surtout à construire de nouveaux bagnes intellectuels et spirituels.

Le fait même qu'elle soit invitée est déjà en soi un indice, que ce soit comme auteure ou comme directrice d'"Art Press", le Pape ne l'a pas vouée à l'Enfer, ne l'a pas anathèmisée. Elle a lu tous les livres du Pape et surtout le sel de la terre dans lequel elle comprend que l'on ne peut accuser Benoît XVI de fondamentalisme car sa démarche spirituelle est simplement à l'opposé. Il cherche la vérité, il veut la transmettre, non une vérité relative et commode afin de continuer à pratiquer un hédonisme intellectuellement confortable, mais celle qu'il reçoi par sa foi et sa réflexion. Bien sûr, les imbéciles ironisent déjà sur ce qu'elle écrit, l'un d'eux propose une correspondance Benoît XVI/Brigitte Lahaie, s'imaginant spîrituel, montrant d'ailleurs par là son puritanisme inavoué. Je me rappelle aussi au moment de l'élection de ce pape des bonnes âmes qui voulaient que l'on élise un pape noir ou sud-américain (sans se préoccuper de sa spiritualité, non, ils recherchaient surtout un moyen de se donner bonne conscience durablement en somme). Quand le Pape passe devant elle, elle ressent physiquement toute la profondeur spirituel de l'homme, de son sacerdoce, de la vérité qu'il porte. C'est spirituellement logique, car le mysticisme c'est la sublimation des pulsions animales, d'une volupté mécanique. Certes, cela ne fait pas d'elle une grenouille de bénitier ou une première communiante.Si j'avais trouvé quant à moi les confessions de Catherine M. bien écrits, j'avais trouvé cela très froid, clinique, des corps qui s'entrechoquent dans un monde complètement vidé de sens, d'ailleurs cette froideur et cette apparente prétention à la liberté étaient contredits par le livre suivant où elle traite de sa jalousie.

Cela montre que l'on ne peut réduire le catholicisme à une morale comme on ne peut occulter celle-ci, ou la voir à travers des lunettes roses.

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