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Erik Nietzsche

Publié le 07 janvier 2009 par Luc24

La critique                                                                                         

 

Erik Nietzsche

 

 

Erik est un garçon naïf qui a grandi à la campagne et a toujours été fasciné par le cinéma. Son rêve : faire des films, filmer cette nature dont la beauté et les mouvements l’obsèdent. Par le plus grand des hasards, sa candidature est retenue pour intégrer l’école Danoise du cinéma. D’abord excité par cette nouvelle aventure qui s’offre à lui, Erik va rapidement déchanter : professeurs blasés et désintéressés de leurs élèves, censure, étudiants mégalos…Qu’on se le dise : si sur l’écran le 7e art fait rêver, dans la réalité c’est plutôt l’enfer des egos qui s’abat sur les candides passionnés. Entre initiation cinématographique et sexuelle, Erik va être amené à mieux cerner ce milieu complexe et impitoyable. Et peut-être y trouver sa place.

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Ecrit par Lars Von Trier, à partir d’un ouvrage rédigé par le véritable Erik Nietzsche et de ses propres souvenirs de cinéaste débutant, ce long-métrage opte pour la tragi-comédie afin de balancer les injustices et paradoxes de l’industrie cinématographique. Si la réalisation ne se révèle pas très originale, le scénario ne manque pour sa part pas de mordant. Souvent drôle mais pour la plupart du temps assez consternant, ce constat amer sur les coulisses du cinéma montre que pour se faire sa place il ne faut pas hésiter à faire preuve d’arrivisme et ne pas manquer de savants stratagèmes. D’abord introverti et complexé, le jeune Erik va progressivement se sentir révolté face à des « professionnels » qui n’auront de cesse de tout faire pour le décourager. Cette rage le poussera à prendre les choses en main et à quitter ses douces illusions. La réalité du milieu fait froid dans le dos, on croit même déceler une certaine haine des auteurs par moments. Mais la passion ne disparaît jamais. Ponctué d’extraits de films réalisés par le personnage d’Erik (qui sont en fait des extraits des premiers films de Lars Von Trier himself), ce long-métrage modeste et corrosif séduit par sa révolte et sa fragilité. Idéal pour permettre aux apprentis cinéastes de garder la tête froide.

 
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Luc24
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