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UCAD - Usage et trafic de drogue au campus : 22 étudiants arrêtés l'année dernière

Publié le 14 janvier 2009 par Black2004

L’usage et le trafic de chanvre indien constituent un phénomčne galopant au campus universitaire de l’Ucad. Face ŕ ce péril qui menace la bonne réputation de l’étudiant, les autorités du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) ont déclenché la chasse aux fumeurs et aux réseaux de drogue qui opčrent dans l’espace universitaire.

Le campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) est-il le terreau de la délinquance ? En tout cas, le service de sécurité du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) est aux trousses des malfaiteurs dans le campus social et ne compte plus laisser affranchir les tenants du trafic de drogue. Les rondes autour des pavillons et des entrées se sont multipliées. Car durant l’année universitaire précédente, 22 étudiants ont été arrętés pour détention et usage de chanvre indien et une quantité de 500g avait été saisie. Parmi ses usagers de chanvre indien, tous arrętés en flagrant délit, figure un marchand ambulant qui fréquente le campus social. Ils ont tous été condamnés ŕ des peines de prison d’un ŕ deux mois avant d’ętre privés des avantages du Coud. «Certains ont męme présenté des excuses ŕ travers des correspondances pour échapper ŕ une sanction judiciaire, prétextant ętre sous la couverture des franchises universitaires», explique le directeur de la sécurité, Bouna Fané.
Vu l’ampleur du phénomčne, le service de sécurité du Coud implique les étudiants dans la lutte pour démasquer les réseaux. Une démarche participative qui a abouti ŕ la création de l’Association de lutte contre la drogue composée d’anciens d’étudiants détenus, des amicales de Facultés et des autorités. «Nous organisons périodiquement des rencontres d’évaluation de sensibilisation, car pour la sécurité, chacun doit participer aux combats contre la drogue et l’insécurité», insiste Bouna Fané qui, pour concrétiser sa nouvelle approche, a étoffé son cabinet avec les délégués des amicales des Facultés. Pour lui, ces structures doivent jouer pleinement leur rôle d’éveil des consciences et d’avant-gardes contre les périls qui ternissent l’image et la réputation de la jeunesse intellectuelle.
Męme si le pari d’un campus social salubre est loin d’ętre gagné, les agents de sécurité du Coud se mobilisent pour endiguer le trafic de drogue dans la cité universitaire. «C’est une nouvelle mission qui vient se greffer ŕ notre rôle classique qui consiste ŕ assurer la sécurité des biens et des personnes», renseigne M. Fané. Ainsi, les agents de sécurité procčdent maintenant ŕ l’identification systématique des individus aux portes d’entrée du campus sociale et les biens matériels sont enregistrés. «Le trafic de drogue est difficile ŕ éradiquer ŕ l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar du fait de sa position géographique», regrette M. Fané, selon qui, les quartiers limitrophes comme Fass et la Médina, oů existent des réseaux trčs denses de trafic de chanvre indien et de drogue dure, alimentent le circuit étudiant.
KENKENDO, UNE FORCE ALLIEE
Par ailleurs, si certains étudiants déplorent la présence et l’entretien systématique de «milices» comme le Kekendo dans l’espace universitaire, les autorités y trouvent un collaborateur extérieur efficace contre les faiseurs de désordre. «Le Kekendo joue un rôle important pour la stabilisation du campus», renseigne le directeur du service de sécurité. Mieux, cette association que nombre d’étudiants assimilent ŕ un groupe terroriste est un maillon essentiel du dispositif sécuritaire mis en place par le commandement.
Les éléments du Kekendo interviennent généralement en temps de crise. «Quand le feu est devant nos portes, il nous faut renforcer la ceinture de sécurité qui dépasse nos capacités opérationnelles», explique M. Fané qui ajoute que ce groupement, dont les membres sont des ressortissants casamançais, est trčs souvent sollicité pour assurer la sécurité de personnalités politiques comme Abdoulaye Baldé. Toutefois, une intervention, en cas de trouble majeur ou d’affrontements sanglants entre étudiants, ne figure pas dans la mission des agents de sécurité civile. Seul le Goupement mobil d’intervention (Gmi) est habilité ŕ rétablir l’ordre.
Mais le Coud recrute chaque année son personnel de sécurité. Ce sont pour la plupart des jeunes ayant effectués le service militaire et qui ont un niveau d’instruction relativement bas. Le profil militaire n’est pas déterminant bien que le «commandant» Fané compte dans ses rangs des éléments qui sont des colosses et des body guards. «Il faut avoir des éléments en mesure de dissuader les mal intentionnés», justifie le directeur. Ces éléments signent chaque année des contrats ŕ durée déterminée qui tiennent compte du calendrier universitaire. Dčs le mois d’aoűt, des ateliers de formation en surveillance sont mis en place, car «il est indispensable de recycler les anciens militaires pour les adapter au milieu universitaire».


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