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Le Britannique Miliband condamne le concept de "guerre contre le terrorisme"

Publié le 16 janvier 2009 par Theatrum Belli @TheatrumBelli

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband, en visite en Inde, a jugé jeudi que le concept de "guerre contre le terrorisme" était "trompeur et erroné", critiquant ainsi ouvertement la politique conduite par le président américain George W. Bush.

"Depuis quelques années maintenant, le gouvernement britannique n'a utilisé ni l'idée, ni l'expression guerre contre le terrorisme", a déclaré M. Miliband dans un discours à l'hôtel Taj Mahal Palace de Bombay attaqué fin novembre par un commando islamiste.

"La raison est, qu'au bout du compte, la notion est trompeuse et erronée", a-t-il lancé, répétant ce qu'il avait écrit dans une tribune publiée jeudi dans le journal Guardian de Londres.


"Des historiens jugeront si cela a fait plus de mal que de bien. Mais nous devons aller de l'avant pour relever les défis auxquels nous faisons face", a insisté le chef de la diplomatie de la Grande-Bretagne, dont l'armée se bat aux côtés des troupes américaines en Irak et en Afghanistan.

La "guerre" américaine "contre le terrorisme" concerne aussi le Pakistan, dont les Etats-Unis ont fait leur allié clef en Asie du Sud : sous pression de Washington, l'armée pakistanaise lutte en effet contre des combattants islamistes proches des talibans et d'Al-Qaïda réfugiés dans les zones tribales du nord-ouest pakistanais frontalier avec l'Afghanistan.

Mais cette "guerre contre le terrorisme, a poursuivi M. Miliband, a donné l'impression qu'il s'agissait d'un ennemi unifié, transnational, personnifié par Oussama ben Laden et l'organisation Al-Qaïda", alors qu'en fait "le terrorisme est une tactique meurtrière, pas une institution, ni une idéologie".

"Plus on réunit des groupes terroristes, plus on dresse des lignes de front entre modérés et extrémistes --ou entre le bien et le mal-- et plus on fait le jeu de ceux qui cherchent à unifier des groupes ayant peu de points communs", a-t-il expliqué.

"Comme le général américain David Petraeus me l'a dit, comme d'autres en Irak, la coalition ne peut pas se sortir militairement des problèmes d'insurrection", avait écrit le chef du Foreign Office dans le Guardian.

En signe de soutien au président américain élu Barack Obama, juste avant son investiture du 20 janvier, M. Miliband a aussi rappelé que "nous devons tenir nos engagements à l'égard des droits de l'Homme et des libertés publiques, chez nous et à l'étranger : c'est sûrement la leçon (du centre de détention) de Guantanamo, c'est pourquoi nous saluons l'engagement du président élu Obama à le fermer".

Source du texte : ROMANDIE NEWS


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