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Discuter avec un fanatique islamiste

Publié le 16 janvier 2009 par Amaury Watremez @AmauryWat

taliban301007.gifSur ce forum facebook, qui parle de littérature ("la vie est trop courte pour lire de mauvais livres") au départ, j'ai discuté, si l'on peut dire, avec un fanatique islamiste. Il est venu là parce qu'un journaliste avait osé remettre en cause le bien-fondé des slogans prétendument anti-sionistes mais pour certains anti-juifs que l'on entendait pendant les manifestations contre l'intervention israèlienne à Gaza, la haine qui suintait des slogans. J'en ai déjà parlé ci-dessous, mais les commentaires de ce jeune homme sont parlants, encore un peu plus si besoin était. Il n'y a pas de discussion possible en l'occurrence, de réel échange, si l'on ne croit pas dans sa cause qui est une version faussée du Fraternite-Islam.jpgCoran, on ne croit en rien, on est bon pour l'enfer. Il n'y a pas de questionnement quant à ses motivations, il prétend aller jusqu'à la mort de toutes manières. Il y a cette certitude en lui. Le fanatique ne vit pas vraiment, il est déjà entre la vie et la mort, il appartient à sa cause même si celle-ci le mène à sa perte. Il n'y a pas d'échappatoires. Il n'aime pas ce qu'il considère comme futile et qui est extérieur à sa cause : ressentir, aimer, les autres, lui-même, la création, vivre tout simplement ; il ne peut donc comprendre ce qu'est la littérature, et l'importance des livres comme d'ailleurs tous ceux qui ont une marotte qui n'est qu'idéologique. Il faut dire que dans son esprit dans celui de ceux qui l'embrigadent, il est un mort en sursis dont la seule utilité est de terroriser ceux qui veulent vivre pour les rallier à ses idées même par la peur. Même si du point de vue de la foi, prétendre que Dieu est soi relève finalement du blasphème. C'est abaisser quelque chose, quelqu'un pour les chrétiens, qui ne peut pas l'être.

Certes, il n'y pas que des fanatiques islamistes....

Mais devant les histoires d'Ayan Hirsi Ali ou Taslima Nasreen et tant d'autres, toutes ces petites filles mutilées par exemple, il conviendrait enfin de faire preuve de courage et non de lâcheté, arrêter de botter en touche en affirmant que ce fanatisme équivaut aux autres. Il faudrait avoir moins peur des religions, moins peur d'en parler vraiment au lieu d'accepter tout et n'importe quoi, parfois des "traditions" millénaires n'ont pas trente ans.

Il serait temps de mettre en valeur l'autre versant de la culture du Moyen Orient, à commencer par Omar Khayam, poète qui représente la part la plus douce de cette culture tout comme Mahmoud Darwich ou un romancier comme Alaa El Aswani qu'il faut lire absolument :

Boire du vin, prendre du bon temps, voilà ma règle.
Ne me préoccuper ni de créance, ni de croyance, voilà ma religion.
A cette fiancée qu'est le monde j'ai dit : "Que veux-tu pour douaire ?"
Elle m'a répondu : "La tranquilité de ton coeur".

Ses quatrains par ici


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