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laissons nous rêver

Publié le 20 janvier 2009 par Pjjp44

il n'y a pas de honte à cela, ni à faire la fine bouche, aujourd'hui mardi 20 février 2009, j'ai juste envie de rêver. On pourrait sans doutes penser que tout cela est bien puéril... qu'il faudrait ptêt arrêter de se comporter en ado et prendre les réalités de la vie- en pleine tronche- comme autant d'injustice, de misère, de haine et de mort qui rodent ailleurs, ici et partout . Franchement à ton âge tu crois encore au père noël ? me questionnait en douce une petite voix cynique qui m'appartient si bien lorsque je baisse les bras, lorsque je ne vois plus de solution, d'espoir et que la seule envie qui me resterait encore serait de m'enfouir sous les couvertures pour ne plus rien sentir et...m'abrutir d'oubli. Et bien zut, flute, crotte, kor et shit réunis, ce matin, ne m'en déplaise, je m'habille aux symboles, je me travestis d'illusions, je me jette dans l'écriture dégoulinante de bons sentiments, et tout ça parce qu'il ya de l'autre côté de l'océan, une terre que l'on devine au bout de la jetée, les jours de beau temps- à ben dame pas aujourd'hui c'est sur- Enfin c'te blague c'est mon père qui me racontait ça quand j'étais gamin, il aimait tellement le nouveau monde qu'il s'imaginait qu'il était à portée de regard- et puis après tout, pour lui prêter raison, il y a bien par ici un aigle pêcheur sur son socle envasé et un jeune gars du kentucky ou de pétaouchnoque qui regarde le front de mer en cherchant l'équilibre sur son volatile acéré.Ah dame! on les a vu ici les yankees avec toute leur grande ménagerie, batterie, artillerie et boites de singes et bas qui filent, et comme ils savent si bien faire, ils ont couverts la ville de bombes et de dollars. -pendant les travaux la fête continue... Et puis, il y a ce grand gars tout noir qui débarque dans une maison toute blanche sur pennsylvania avenue, une bicoque plutôt cosy construite grâce aux plans d'un irlandais et avec l'aide obligée de quelques esclaves...noirs. " I have a dream", qu'il disait martin, "yes we can" lui a répondu barack, plus de quarante années les séparent et entre les deux, il en aura fallu des larmes comme celles du pasteur jesse jackson le jour de la victoire d'obama, sauf que lui c'était des larmes de bonheur, d'une émotion qui débordait de partout, après tant de violence et de malheur sur le peuple noir. Alors forcément aujourd'hui, dans le monde, des coins les plus reculés aux grandes cités qui brillent il y a des femmes et des hommes qui lèvent les yeux au ciel, ou sur l'écran d'un téléviseur pour lui souhaiter bonne chance à ce gars là, et oui, c'est comme ça, à priori on a envie de lui faire confiance, parce qu'il ne ressemble pas aux autres, parce qu'il a été capable de faire des phrases qui ont su toucher le coeur de millions d'Hommes et rien que pour cela, ça vaut le coup d'y croire. "Oui on peut" si l'on veut, faire redescendre les saintes écritures républicaines gravées sur le fronton de la mairie au rang du politique et quotidien- "liberté, égalité fraternité"- chiche les mecs! Et attention, c'est plus du baratin d'enarque que l'on attend, non, ça on connait, on expérimente depuis...On a besoin d'humanité, de compassion, d'honnêteté, d'écoute, de civisme, de respect, d'humilité... et... Ou là! je vais dire un gros mot, excusez moi d'avance- "d'amour"- et si y'a quelquepart un gars capable de nous montrer le chemin, ben j'sais pas vous mais moi en tout cas, je suis preneur. Je vous souhaite une très bonne journée les gens.

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