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Mgr Tissier de Mallerais : ‘‘Nous convertirons Rome’’

Publié le 05 février 2009 par La Question

 

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Mgr Tissier de Mallerais, recteur du Séminaire d’Ecône de la Fraternité St Pie X, vient de déclarer avec fermeté le 1er février 2009,

au quotidien italien La Stampa :

 

« Nous ne changerons pas nos positions,

mais nous avons l’intention de convertir Rome,

c’est-à-dire d’amener le Vatican vers nos positions ».

Ainsi milieu du véritable tohu-bohu provoqué par la levée de l’excommunication qui frappait les évêques de la Fraternité Sacerdotale St Pie X sacrés par Mgr Lefebvre en 1988, et alors même, comme le signale le journal La Croix qu’une note de la Secrétairerie d’État vient, emportée par une fièvre consécutive aux réactions des fervents admirateurs modernistes et progressistes de Vatican II, de stipuler que les intégristes devront reconnaître pour entrer en communion avec l’Eglise non seulement le Concile, mais aussi le Magistère des papes qui l’ont interprété, notamment Paul VI et Jean-Paul II, cette heureuse prise de position de Mgr Bernard Tissier de Mallerais est de nature à poser clairement l'intention des défenseurs de la Tradition.

Il est en effet tout à fait évident que demander d’adhérer explicitement au Concile et d’admettre le Magistère des papes Paul VI et Jean-Paul II, sachant les positions profondément inacceptables sur le plan doctrinal et dogmatique soutenues par les deux pontifes c’est, pour les héritiers de Mgr Lefebvre, une impossibilité dans les termes puisque tout le combat de la Foi catholique, engagé et organisé avec courage depuis des années, porte précisément sur un refus catégorique d’avaliser le Décret sur l’œcuménisme, la Déclaration sur la liberté religieuse, Nostra Aetate, Lumen Gentium, Gaudium et Spes, et Dei Verbum, ces textes, étant tous traversés par le venin de l’hérésie moderniste et se trouvant en contradiction formelle avec l’ensemble de la Tradition de l’Eglise.

catalog704.jpg "100 ans après Pascendi, en 2007 ce ne sont plus seulement les protestants, ce ne sont plus seulement de simples théologiens, ce sont les plus hauts degrés de la hiérarchie qui confessent le modernisme à la lumière des noms célèbres de la philosophie moderne..."

A ce titre, il est bon de constater, à la lecture de cet article du journal transalpin La Stampa, que Mgr Bernard Tissier de Mallernais, qui a signé une récente et très documentée biographie de Mgr Lefebvre, « Marcel Lefebvre : une vie, Éditions Clovis, 2002 », et qui dirige la Commission canonique Saint Charles Borromée, regarde la sanction d’excommunication qui avait été prononcée par Jean-Paul II comme invalide et sans objet puisque l’évêque dit clairement : « L’excommunication a duré vingt ans mais nous ne la considérons pas valide parce que Mgr Lefebvre nous avait sacrés pour un cas de nécessité, et le cas de nécessité est reconnue valide selon le Droit commun ».

Comment pourrait-il en être autrement d'ailleurs, chez celui qui déclarait avec justesse et pertinence le 11 novembre 2007 en conclusion du colloque officiel de la FSSPX sur Pascendi qu'il présidait à Paris, soulignant que Le Dieu de Kant est le Dieu de Ratzinger :

- « le concile Vatican II avait un double but […] il fallait purifier la foi de tous ces artefacts des siècles […] et l’enrichir de nos propres expériences actuelles. […] Jean XXIII voulait cela, c’était le but du concile : purifier la Foi et l’adapter. […] 100 ans après Pascendi, en 2007 ce ne sont plus seulement les protestants, ce ne sont plus seulement de simples théologiens, ce sont les plus hauts degrés de la hiérarchie qui confessent ce modernisme à la lumière des noms célèbres de la philosophie moderne : Hegel, Dilthey, Husserl, Heidegger aussi, Gabriel Marcel et Emmanuel Mounier et même Jacques Maritain. Qu’est-ce qu’ils ont fait ? ces supers modernistes actuels enrichis de toute la philosophie du XIXe siècle, ils ont désincarné Jésus Christ. Et Verbum caro factum est. Le Dieu s’est fait chair : Non, non … pas besoin de çà ! Que Dieu s’est fait chair ! non, non, l’homme se dépasse, l’homme s’est dépassé parfaitement. Ils ont désincarné Jésus Christ, ils ont décrucifié Jésus Christ, l’amour pur, à l’extrême, et enfin, ils ont découronné Jésus Christ avec plus de brio que Loisy ; mais leur Foi subjective aux prises avec les flots du doute dont parle Joseph Ratzinger dans son ouvrage : « La foi chrétienne », cette foi subjective, aux prises du doute où Joseph Ratzinger dit que le croyant comme l’incroyant sont toujours dans le doute de leur position (le croyant comme l’incroyant sont toujours dans le doute de leur position !) un tel croyant ne peut plus proposer au monde sans Dieu, un monde sans Dieu en péril de se perdre, comme moyen de salut, qu’un Dieu idéel et hypothétique : le Dieu d’Emmanuel Kant. »

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