La complaisance de la presse littéraire n'a pas de limite. Prenons ce brave Philippe Jaenada, qui se voit gratifié d'un article bien lèche-bottes dans Lire. Le journaliste Tristan Savin ne recule devant rien pour passer de la pommade. A le lire, "Plage de Manaccora, 16 h 30
" est un bijou de drôlerie, un roman où "les gags fusent":
"Rien n'est trop bon pour provoquer le rire. Comme dans cette scène, hilarante, où la femme de Voltaire s'effondre en pleurs devant un plateau de fruits de mer: «Avait-elle eu un bulot quand elle était petite?» Face au déferlement de gags, on pense à Tintin, aux Simpson..."
Ah oui, effectivement, l'histoire des bulots est hilarante...Et on ne peut qu'admirer la finesse des descriptions, la subtilité de l'analyse des personnages: "Le narrateur se relève «avec la grâce d'un cochon mourant». Sa femme a «la carrure d'une girafe en cure» mais s'avère être une linotte. Quant à leur fils, «on a toujours l'impression qu'ils sont cinq à l'intérieur de sa bouche»."
Allez, je vous laisse avec un extrait plus long, histoire que vous constatiez de vous même la légèreté du récit (eh oui, Lire vous avait prévenu: Jaenada "maîtrise la science des parenthèses"):
"Nous sommes arrivés le samedi vers 16 heures (Géo sautait et criait de joie), accueillis dans une lumière aveuglante par Tanja (Tania), son mari Michele et la sœur de celui-ci, Maria, puis pendant qu'Oum vidait les bagages et préparait l'appartement, je suis parti à Peschici (qu'on prononce Pes-ki-tchi, avec l'accent sur la première syllabe) en voiture avec Géo, qui chantait, faire les courses qu'on fait le premier jour des vacances, pimpant dans les rayons inconnus du petit supermarché local (du pain, des trucs pour le petit déjeuner, café, lait, corn-flakes, beurre, œufs, fromage, jambon, jus d'orange, du sopalin, du PQ, du produit vaisselle, six bouteilles d'eau, une bougie antimoustiques et une bouteille de whisky). Géo courait partout."







LES COMMENTAIRES (1)
posté le 09 février à 12:22
Mais que vous a-t-il fait, ce pauvre Jaenada, pour que vous la haïssiez à ce point ? En ce qui me concerne, je ne peux pas lécher les bottes de quelqu'un dont je n'ai jamais vu les bottes... Car, contrairement à ce que vous croyez - et insinuez - on peut parler d'un livre sans connaître son auteur... Si l'humour de Manacora ne vous touche pas, je ne peux rien faire pour vous, désolé. Sans rancune T.S.
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