
suetlilanglz ©
Il aurait fallu
que le ciel reste vert
dessus mes pensées fragiles…
Je courais dans le désert
pieds nus dans l’herbe azure
et la rosée m’éclaboussait
Il aurait mieux valu freiner mon cœur
et mes larmes d’eau douce
Il aurait fallu
ne pas griffer la conscience malléable
de mes poings serrés
L’amitié ne vaut que par l’avarice
qui la défeuille et la froisse
piétine
Il aurait mieux valu cultiver la frivolité
et nager dans le désert
Je reviens de mes rêves
mon amour
Je n’ai pas de cicatrice
Mon pas lourd écrase
les flaques sur le trottoir
et le nuage noir
est revenu, fidèle
dessus mes pensées embrumées
J'ai giflé la mort
mon amour
mais qui pourrait aimer toujours
le mal intérieur qui me pollue
d’ombres insaisissables…
Alors qu’il y a longtemps je savais encore courir





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