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Peut-on parler de sa vie perso au boulot ?

Publié le 18 février 2009 par Sevvero

Chut.. je t'aime.. mais c'est un secret.. par (-(-Tchi Tcha -)-)

On voit ses collègues tous les jours, bien plus souvent que sa bande d'ami(e)s et des liens finissent forcément par se développer. Au bout d'un moment, on a envie de parler d'autre chose que de la pluie et du beau temps... On discute des derniers ragots, de ses dernières vacances, puis de ses enfants, de son conjoint, et il arrive que l'on se confie plus que prévu :
- parce qu'on traverse une période un peu difficile dans sa vie privée et qu'on a besoin de se décharger là tout de suite
- parce qu'on adore cette collègue-là
- parce qu'on a envie de mettre un peu d'ambiance en racontant des anecdotes perso rigolotes
- pour se donne rune contenance autour de la machine à café
- parce qu'on est un peu pompette après un pot

Mais est-ce vraiment une si bonne idée ?

 

Je pourrais vous la jouer hyper sérieuse, et vous dire, que non, il ne faut jamais aborder sa vie perso avec ses collègues. Que c'est mal, que ça va se retourner contre vous un jour, que vous n'aurez jamais de promotion... Malheureusement, je ne suis pas une fille hyper sérieuse, mais plutôt une fille hyper bavarde ; secondo, je suis partisane des bureaux où il fait bon vivre, où les gens se parlent, échangent et rient ensemble parfois.

Or, il se trouve que ma courte vie professionnelle m'a déjà donné l'occasion de faire les frais de mon bavardage intempestif. Alors qu'on est une boîte jeune, qu'on fait des after-work entre collègues et des super pauses café... Les conséquences de mes indiscrétions ne se sont pas révélées hyper graves, n'empêche que mon image, ma crédibilité et mon couple en ont pâti. Alors, maintenant je fais hyper attention à tout ce que je raconte.

D'abord, j'ai essayé de comprendre pourquoi je ne pouvais me retenir de parler :
- pour me décharger de mes émotions
- pour dévoiler un scoop et obtenir mon quart d'heure de célébrité
- parce que je ne sais pas lancer une conversation banale sans commencer par parler de moi
- pour obtenir les confidences de mon interlocuteur

Ensuite, j'ai compris que cette attitude révélait plus que tout mon besoin de plaire : J'ai besoin de plaire aux gens que j'apprécie et je n'aime pas me retrouver seule trop longtemps. J'ai aussi compris que j'étais du genre sensible, que je ressentais de manière vive mes émotions, et que j'en perdais le sens de ma relation à l'autre. Ce qui me poussait à raconter mon ressenti du moment à la première personne que je rencontrais.

J'ai alors lancé le plan Orsec :
- Tout d'abord, si une émotion est un peu trop forte (un coup de sang, ou les larmes qui montent aux yeux), je m'isole un instant pour laisser à la vague le temps de redescendre. Si j'ai envie, le soir, j'écris quelques phrases pour mettre des mots sur ma colère ou autre et faire le point (les faits valent-ils la peine de me mettre dans des états pareils ?).
- Ensuite, quand la langue me démange, je m'efforce de penser aux conséquences : vais-je donner une mauvaise image de moi, causer du tort à quelqu'un, dévoiler un secret ?
- Je travaille également ce que l'on appelle “l'écoute active” : échanger, ce n'est pas seulement parler ! Je fais l'effort de poser des questions (au lieu de vouloir me raconter), d'écouter les réponses et de relancer par d'autres questions (au lieu de donner tout de suite mon avis personnel), d'attendre 5 secondes avant de reprendre la parole (ce qui permet à mon interlocuteur de préciser ses pensées).
- Enfin, j'ai compris que laisser plâner un peu de mystère autour de moi ne me rendait que plus intéressante et attrayante. Ben oui, en général, on tombe pas sous le charme des gens qui déballent tout, tout de suite !


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