Magazine

Fusion (la fin, enfin presque)

Publié le 18 février 2009 par Alexcessif

Résumé: Aprés la crémation, au sud descendre pour des cendres à disperser en méditerrannée, avec l'héroïne dans le cendrier vibrer à l'opéra de la diva et du ténor au monastère de Montserrat avant Barcelone.lire: Terminus; le couloir; régression(archives)

[récit sur le concert à venir ici, bientôt]

Tom se glisse dans le kayak de loc, fixe la jupe dans le bourrelet de l'hiloire(*) et sort du Puerto Olympico vers le soleil déjà à moitié de sa course vers le ciel. L'horizon le partage à demi pour glisser son tapis bleu en dessous. Peu de vent, pas de houle, un peu de clapot. Il aurai voulu un bûcher à Bénarès en place du crématorium de Montussan,le Gange où l'Atlantique aux pieds de Lisbonne pour l'envol des cendres "comme un vol de gerfauts hors du charniers natals......."L'instant redouté se dresse devant lui comme un censeur majestueux. Le voyage iniatique entamé rue Ulysse Gayon dans un interminale couloir qui s'achève pourtant "ici et maintenant."Il est l'heure de se dire: "Merci pour tout maman, adieu Mère"! 

Un direct au plexus le coupe en deux, il cherche désespéré un improbable secour à sa douleur. Ou une diversion! La sagesse du prophète berbère murmure un sage conseil "qui pisse contre le vent a les souliers humides."la dérision l'assome, l'anésthèsie locale bienvenu juste à temps lui évite un pansement larmoyant sur sa déchirure déclamée. Il vire de bord, présente sa poupe dans le vent, ouvre le cinéraire et sème sur la mer en jachère son enfance, sa maman l'origine brulée de sa quinqua- genèse. N'empêche, José Maria de Hérédia lui glisse son sonnet dans un fantôme de vent:

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal

Fatigués de porter leurs misères hautaines,

[.....] Et les vents alizés inclinaient leurs antennes Aux bords mystérieux du monde occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques, L'azur phosphorescent de la mer des tropiques Enchantait leur sommeil d'un mirage doré;

Ou, penchés à l'avant des blanches caravelles, ils regardaient monter dans un ciel ignoré Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.

Dans son dos, les particules cendrées se rassemblent étrangement, prennent une forme de migrateur,déposent une ombre surnaturelle sur le flot qui ondule. L'albatros gigantesque avec Gibraltar pour viatique, aux  colonnes d'Hercule verra l'Atlantique.

(*) ouverture

Coupé au montage:

Tom mord la parenthèse de la demi tranche à pleine incisives. Le citron vert sèche sa gencive et le sel pince la pointe de sa langue. Il vide son verre d'un geste sec du menton . L'alcool fait une virgule brûlante dans son œsophage comme une allumette égratigne un frottoir. Il retourne son verre et le dépose à l'envers sur le comptoir. Sept déjà alignés sur le vernis rognés par d'autres téquilas, le cul épais comme une loupe attendent faisant des zéros pour une addition impossible! La bodega de Juanito, calle San Pedro a conservé son vieux rade. Le laiton et le chêne massif accrochent le lumignon du dealer électronique de cigarettes, exception moderne au fond de la salle. Un lamparo de Damoclés balance au dessus de sa tête sa pisse de lumière jaune.Des tortillons d'adhésif tue-mouches comme des ressorts font du yoyo au plafond à chaque nouvelle capture. La mort est là tout autour diffuse dans son mental comme un thé qui infuse. Elle attends. Elle s'ennuie. Elle regarde l'agonie des diptères pour patienter. Un ventilateur brasse l'air d'une chaleur de boulangerie pétrissant cette farine de sursitaires s'alcoolisant, pressée de la rejoindre. Mots  de poèsie, maux d'amour, à tord ou à raison elle aura le dermier. Il faut repartir ou dormir, diner ou rentrer. Décider un truc ou un autre. Les gestes, lents, lourds, arthritiques exhale son innappétence. Revoir cette piaule, son Velux étoilés de fiente, s'abattre, vaincu sur une couche affaissée.  Se réveiller rompu égratigné des griffures de la nuit.  Aller combattre ce jour déjà abimé, et recommencer, perdre à genoux devant la nuit, affronter encore les succubes. Demain programme d'attrition nouvelle, burn out récurrent. Alors oui! Vomir, partir, fuir, rouler

Réglage: J'ai pris quelques libertés...............

avec la chronologie: Nous étions au temps de la pesete, Montant vivait, Jim Morrisson mourrait, Casque d'or n'était pas Madame Rosa, Freddy Mercury sortait sans moustache;Alec Baldwin était mince, Emmanuelle Béart, Manon des sources sans silicone, Mickey Rourke, beau, Jonnhy H. dèjà pédophile, pas encore opticien. Tandis que ce deuil m'a percuté au début des années 2000, mais il fallait embellir cette banalité inexorable, mener à terme  ce passager clandestin qui me leste depuis 5 ans.

avec la réalité: Pas de substances exogènes excepté le polyphénol du "Cheval blanc" ou "Margaux," seulement des souvenirs sensitifs, entre junkis épuisés et sportif défoncé, comparés.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Alexcessif 60 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte