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Résurrection d'une idole

Publié le 19 février 2009 par Kristel

Résurrection d'une idole Thougher than the rest ("plus dur que les autres") chantait Bruce Springsteen. A l'image deThe Wrestler, son dernier film, Mickey Rourke se voulait plus dur que les autres. Il revient de loin, cabossé, défiguré mais définitivement de retour au sommet. Après le Golden Globe, peut-être l'Oscar pour l'ancien sex symbol des 80's?

Adolescente, j'avais sa photo sur le mur de ma chambre. Mon idole. Un côté bad boy qui faisait battre mon cœur de midinette. Le nouveau Marlon Brando. Tous les films de cette époque où il était au générique, je les ai vu, de Rusty James à Angel Heart en passant par L'année du dragon et 9 semaines et demi... Et puis, il y a Barfly où il est bouleversant, peut-être trop proche de cet univers bukowskien. Déjà marqué par la vie, une jeunesse brûlée par les deux bouts, on ne trouvera plus Mickey Rourke qu'à la page des faits divers people, entre alcool, drogue et violence. Quittant sa vie d'acteur pour les rings, il en reviendra défiguré, marqué à jamais. Exit Johnny belle gueule.

On pensais ne jamais le revoir... deux seconds rôles marquants ( Domino et surtout Sin City où la jeune génération le découvre) et le voilà dans un premier rôle qui balaie tout sur son passage dans The Wrestler de Darren Aronofsky ( Py, Requiem for a dream). L'histoire d'une ancienne gloire du catch professionnel des années 80 qui suite à une crise cardiaque pendant un match sans envergure doit se ranger, un combat de plus pouvant lui être fatal. Il prend un petit boulot, s'installe avec une strip-teaseuse elle aussi sur le déclin. Mais la perspective d'un dernier combat s'offre à lui. Randy "The Ram" (le bélier), catcheur star devenu un hasbeen, a de troublantes similitudes avec Mickey rourke, acteur star devenu ringard.

Résurrection d'une idole

La fiction et la vie sont souvent proches : relever un dernier défi, prouver au monde qu'on n'est pas fini. Cette seconde chance, Rourke ne l'a pas laissée passer et donne tout ce qu'il a dans ce rôle, ses blessures à vif, son corps massif et sa gueule délabrée. Peut importe qu'Aronosky l'ait choisi ou non pour sa ressemblance avec le personnage ou son talent. Il a fait ici le meilleur choix pour donner corps à son film. L'alliance de leurs talents a porté ses fruits : Lion d'Or à Venise du meilleur film, Golden Globe du meilleur acteur. Mais aussi Golden Globe de la meilleure chanson pour Bruce Springsteen, cadeau du boss à Rourke.

Le film a toutes ses chances aux Oscars dimanche. Ce serait une belle revanche pour Mickey de décrocher le Graal hollywoodien. Dans un entretien pour Les Inrocks* cette semaine il se livre sans retenue : " J'ai perdu beaucoup d'années de ma vie, il faut que je donne le meilleur maintenant". Revenu de loin, revenu de tout, libéré de ses démons et de son orgueil, une nouvelle carrière s'offre à lui. " Comeback is a good word, man". Merci d'être revenu, mec.

* Rencontre avec Mickey Rourke, Les Inrockuptibles n°690, 17 février 2009


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