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Béziers peut-il encore rester en PRO D2 ?

Publié le 21 février 2009 par Guilloubo

Source : LNR

Après avoir mis fin à sa carrière de joueur à Narbonne et avoir entraîné l’équipe audoise, le demi de mêlée Laurent Balue a été rappelé par l’AS Béziers pour apporter son expérience et permettre au club de se maintenir. Mission impossible?

- L’AS Béziers est actuellement avant-dernière du championnat de PRO D2. Vous croyez encore au maintien?

Nous sommes obligés d’y croire! Tant que mathématiquement le maintien est possible, il faut y croire. Il nous reste 11 matchs pour rester en PRO D2 et nous n’avons "que" neuf points de retard sur Colomiers, premier non-reléguable. Nous allons jouer jusqu’à la fin pour nous maintenir.

- Vous êtes arrivé en novembre dans le groupe. Qu’est-ce qui vous a surpris?

Jusqu’à maintenant je reste surpris que personne ne lâche. Tout le monde se montre concerné par l’objectif du maintien. Mais la crainte, à cette période de l’année est que des joueurs commencent à s’éparpiller à cause des premiers contacts liés aux mutations. Mais je sens tout le monde toujours concerné.

- Vous avez commencé votre carrière à Béziers; est-ce une façon pour vous de "boucler la boucle"?

J’ai arrêté ma carrière à Narbonne en juin 2007 et sincèrement, je ne pensais vraiment pas rejouer. Vingt mois après on m’a appelé pour donner un coup de main. J’étais sceptique au début car je ne pensais pas tenir physiquement. Les tests se sont bien passés et je me suis entraîné une semaine avec l’équipe avant de signer ce dernier contrat. Là, c’est bon, j’ai 36 ans, ce sera le dernier. J’ai plus été motivé par le défi proposé par Béziers que par l’idée de "boucler la boucle". J’ai revu des gens avec qui j’avais joué, et des amis, donc cela aide pour intégrer un groupe. C’est plus la motivation de sauver Béziers qui me fait prendre du plaisir. Disons que de faire cela à Béziers est plus un plaisir que dans un club où je n’aurai pas joué précdemment.

- Cela vous a t-il fait quelque chose de revenir à Béziers?

Lorsque j’ai arrêté, ma décision était mûrement réfléchie. Ensuite j’ai connu une année difficile à Narbonne. Je ne me retrouvais plus dans la mentalité du rugby de mes débuts. Cela m’a fait drôle de rechausser mes crampons en tant que professionnel. Le plus surprenant c’est de revenir dans des stades avec 10.000 personnes, comme à La Rochelle pour mon premier match. J’avais pris une licence à Bastia XV donc le changement est plutôt au niveau de l’ambiance qui entoure les rencontres.

- Vous profitez de ces dernières fois?

Le défi est tellement grand de sauver Béziers que je n’y pense pas vraiment en fait. Mon objectif est d’amener cette équipe au maximum. Pendant les matchs j’arrive à avoir de vraies sensations de plaisir et des émotions liées à ma carrière mais mon objectif est de sortir Béziers de cette impasse.

- Ressentez-vous les fantômes du passé dans le stade?

Pour l’instant, la descente n’est pas envisageable! Tout le monde veut sauver Béziers! C’est une saison difficile, charnière pour l’ASBH. Si on se maintien le club repartira, j’en suis persuadé. Le compte à rebours est lancé. Il faut nous imposer à domicile sur tous les matchs et avoir un ou deux résultats à l’extérieur. Il ne faut regarder que nous, et pas devant nous!

- Qu’a t-il manqué à Béziers pour se trouver dans une situation plus confortable? Des points bonus? Béziers est l’équipe qui en a inscrit le moins…

C’est un nouveau groupe de joueurs et de nouveaux entraîneurs par rapport à l’année dernière. Pour avoir entraîné Narbonne, je sais que la mayonnaise ne prend pas en deux/trois mois. Le début de saison a été difficile pour Bézeirs et le doute s’est installé. Du coup, effectivement, des points bonus ont été laissés en route et on cravache sur le plan comptable. Quand nous sommes allés à Grenoble, le FCG comptais seulement 1 victoire de plus que nous mais près de neuf points d’avance grâce aux bonus. C’est ce différentiel derrière lequel nous courons. Ensuite, on est surpris par certains résultats. Cette PRO D2 est bizarre. Un week-end un "petit" va battre un gros et le week-end d’après ce "petit" va perdre chez lui contre une équipe de même calibre.

- Comment vous sentez-vous physiquement?

Je suis assez surpris de constater qu’à 36 ans et après 20 mois d’inactivité régulière, je tiens facilement 80 minutes sur un terrain. Ce n’est pas normal…je devrais être complètement largué par l’engagement et la vitesse de jeu, mais mis à part le Métro Racing 92, aucune équipe de survole la PRO D2 et jusqu’à maintenant je n’ai pas été débordé par l’intensité…

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