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Millenium Antipelliculaire

Publié le 22 février 2009 par Nemosandman

SFO Letterman

ÉTÉ 1999, SAN FRANCISCO, LE RÉALISATEUR ET PRODUCTEUR GEORGES LUCAS ANNONCAIT LE DÉCÈS DE LA PELLICULE CHIMIQUE CONVENTIONNELLE UTILISÉE DANS LES BONNES VIEILLES CAMÉRAS PANAFLEX AU PROFIT DE LA CAPTURE DIGITALE EN HAUTE RÉSOLUTION.

Quelques mois plus tard, le Presidio Trust, responsable du premier « Urban Natural Park » de San Francisco (situé à l’emplacement de l’ancienne base militaire du Presidio) annonce qu’on ne construira plus le Letterman Hospital sur leur site mais le Letterman Digital Arts Center proposé par… LucasFilm.

Il semblerait que Georges Lucas passe vite du rêve digital à la réalité digitale. Il en a les moyens. D’ailleurs l’épisode I de La Guerre des Étoiles comportait au final plus de la moitié de plans digitaux. Quant aux « séquelles » de la « préquelle », elles bouderont définitivement les Aaton, Arriflex et autres Panaflex et même « Empireflex » (caméra 80 mm mise au point par John Dykstra pour L’Empire Contre-attaque…) : Star Wars épisodes II et III seront 100 % digitaux !

Bref, assisterait-on à l’énième diffusion du bras de fer entre « Vidéo » contre « Cinéma », pixels contre grain, chimie contre digitale ?

En réfléchissant un peu, il y a assez peu de différences entre une caméra de cinéma des années trente et une caméra de cinéma utilisée pour le tournage de Matrix. Une caméra de cinéma reste toujours une espèce de machine à coudre encombrante qui mâche de la pellicule bruyamment.

Pourtant de sérieux progrès ont été effectués dans le domaine des films et des émulsions photographiques. Il suffit de comparer la qualité de la photographie d’un épisode en 16 mm des années 70 et un extrait en super 16 mm récent. De nos jours le rendu en super 16 mm ressemble à un rendu 35 mm d’il y a 20 ans…

Pour voir et comparer les progrès de la pellicule 35 mm et des laboratoires de développement il suffit de comparer la texture, le grain et les rendus de couleurs de films comme Duellistes et Gladiators tous deux réalisés par Rydley Scott, excellent photographe, avec 20 ans d’écart.

Il est plus facile d’être témoin du progrès de la caméra vidéo et de son support magnétique ces vingt dernières années. On passe des caméras mono tubes aux tri tubes, des monoCCD aux TriCCD, de la bande U-matic au format Beta Digital. Sans compter les « raccourcis technologiques » qu’empruntent les « Paluches » et les Camcorders DV.

Pourtant, en vidéo, qu’elle soit digitale ou pas, il y a toujours cette froideur de l’image (surtout lorsqu’on utilise pas d’obturateur électronique). Cette « cold-touch » de la vidéo est devenu tellement gênante, d’un point de vue artistique, que certains réalisateurs TV comme Gérard Pullicino (Taratata) vont même jusqu’à utiliser un effet d’obturateur électronique ainsi que des barres noires en bas et en haut de l’écran pour y remédier.

La Vidéo imite son père, le Cinéma, et pourtant elle veut le voir mourir. Un petit peu freudien tout cela, non ?

Nemo SANDMAN

Letterman

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