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Éducation

Publié le 18 février 2009 par Pslys

Cher(e) camarade,

Programmée en 2003 mais repoussée, la  Loi Responsabilités des Universités votée au cœur de l’été 2007 avait l’ambition de réformer l’université et de lui donner les moyens de son ambition.

Cet engagement de Nicolas Sarkozy est aujourd’hui clairement battu en brèche par le Président de la République qui n’a pas jugé bon, il y a un an, de consacrer un véritable budget à l’enseignement supérieur et à la recherche.

Le constat est édifiant : échec important au premier cycle universitaire, précarité accrue des étudiants, manque de moyens matériels et humains des universités, stigmatisation des personnels et des étudiants « responsables de leur propre échec »…

Le parti socialiste avait, à l’époque, dénoncé le manque d’ambition de la loi portant principalement sur la question de l’autonomie et du pilotage des universités tout en laissant les dossiers majeurs de côté.

C’était laisser croire que l’autonomie des universités allait, comme par miracle, régler les problèmes structurels des établissements !

La marche forcée vers l’autonomie provoque depuis 2 semaines la contestation des enseignants chercheurs rejoints dans leur mouvement par les étudiants inquiets de leur avenir. La coordination nationale qui s’est constituée demande, depuis quelques jours, non seulement le retrait du décret de 1984 relatif au statut et à la carrière des enseignants chercheurs mais aussi une nouvelle loi qui « garantirait effectivement la démocratie, la collégialité, l’indépendance, la liberté et l’égalité entre les universités et les domaines de recherche ».

Elle exige, en parallèle, le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de recrutement des personnels, le maintien des grands organismes de recherche.

Cette coordination est maintenant relayée par des présidents d’université (appel de la Sorbonne) invitant à la mobilisation massive quant le ministère, pour toute réponse, a répondu par une tentative de médiation, illisible.

Dans le même temps d’autres feux couvent. Les futurs enseignants, les personnels et formateurs des IUFM refusent catégoriquement les nouvelles modalités de recrutement et de formation considérant que la préparation et l’exercice du métier sont largement fragilisés.

Enfin la masse des étudiants attend toujours que l’on prenne en compte la difficulté d’étudier et de vivre, s’inquiète de la montée des inégalités et de la spirale de l’échec quelquefois programmé. Pour toutes ces raisons et constatant l’évitement du gouvernement, les manifestations et grèves continuent la semaine prochaine du primaire à l’université, victimes de réformes jamais négociées, toujours imposées.

Pour toutes ces raisons, la fédération du Nord appelle ses militants, et plus largement tous ceux qui souhaitent la préservation du service public d’éducation, à se mobiliser largement  Jeudi 19 février autour des actions et manifestations académiques prévues par les intersyndicales du secondaire et du supérieur. (14h30, Porte de Paris, Lille)

La  fédération du Ps rappelle que le débouché politique existe comme l’a souligné Martine Aubry : moratoire sur les réformes en cours, retour des créations de postes et réponse à l’exigence des partenaires par l’ouverture de vraies négociations.

Olivier CAREMELLE  Secrétaire fédéral à l’Education

Gilles PARGNEAUX   Premier Secrétaire Fédéral

Crédit photos : Beaux-Arts.ca et Lepoint.fr


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