Magazine Internet

L’influence, est-ce un mot honteux ? Margueritte Duras à notre rescousse

Publié le 12 mars 2009 par Lilzeon

Citoyennes et citoyens !

C’est la saison, les guerres de tranchées bloguesques (qui n’amusent que nous au demeurant) reprennent, tel le pic d’allergie au pollen à venir. Les aléas des liquides, de nos flots de conversations à vif…qui peuvent d’ailleurs effrayer d’aucunes et d’aucuns comme Stefdetoulouse chez Deedee

“arf, moi qui était tentée de me lancer, ça me décourage quelque peu, mais j’ai beaucoup ri à lire ton post…je crois qu’on y retrouve tous les petits travers de l’être humain en général. sauf que certains n’y voient pas l’auto-dérision qui s’y cache.

on perd quand même l’essentiel d’un blog dans tout ça : partager ce qu’on aime (ou pas), débattre, accepter la diversité des avis, et tout ça pour le plaisir et la détente.”

Et même défendre, et même polémiquer, et même se mettre un peu à nu sur différents sujets…donner de la chair à nos opinions, voilà ce qu’offre le web : garder des empreintes de nos querelles, de nos coups de cœur et de bec. Au risque d’agacer, de s’exposer sans doute parfois un peu trop…

Je me posais la question, justement, de savoir  ce qu’écrire signifiait.

Et alors, je suis tombé sur nombre de mes poètes / écrivains qui me rassurèrent :

“Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit.”
Marguerite Duras

Mais écrire, quand même, et ajouter sa pierre à l’édifice, même si parfois on frôle le délire, l’imperfection, si nous sommes autant qu’un autre et pas mieux que cet autre ou que l’on pêche par orgueil.

L’avantage avec le web, c’est que si l’on a bien compris que Dieu ne reconnaitra pas les siens, et bien nous, citoyens, pouvons nous reconnaître sûrement plus facilement. On hurle sans bruit à Cuba ? On se fait entendre, comme Yoani, et alors l’on est reconnus. Pour la postérité, pour la gloire, pour les trophées ? Sûrement un tant soit peu, mais si la cause est belle, alors pourquoi ne pas courir après ? L’influence n’est pas un mot sale, ou alors on verrait le même complexe que l’on a par chez nous, et qui nous fait rayer avec une clé la jolie voiture de la jolie personne qui exhibe un soupçon de réussite ?

Entre une vanité créatrice et une destruction gratuite, que vaut-il mieux ?


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Lilzeon 1524 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine