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«20 minutes» va mal… certains lecteurs de Libé s’en donnent à cœur joie !

Publié le 07 avril 2009 par Kamizole

20minutes.1239109208.jpgJe lis ce matin sur Libé que, sur fond de crise économique, le torchon brûle : 20 Minutes se déchire de l’intérieur… En fait, rien de nouveau sous le soleil ! C’est toujours la même «sorcière (non) apprivoisée» qui fout le brun… Corinne Sorin s’était déjà illustrée naguère en renvoyant comme un malpropre – et sans aucune explication plausible quant à la «faute lourde» qui lui était reprochée - Johan Hufnagel, le rédac-chef du département nouveaux médias, déclenchant une grève de la rédaction.

Aussi peu douée pour le dialogue qu’une porte de prison, je lui vois plus volontiers un profil de «serial killer» d’emplois, d’exécutrice des basses-œuvres.

Il est toutefois vrai que la presse en général va très mal alors même que les recettes publicitaires s’effondrent sous l’effet de la triple crise : financière, économique et sociale. C’est vrai pour tous les titres mais plus encore pour le modèle économique de la presse gratuite, uniquement financée par les recettes publicitaires… Celui-a prospéré au point de battre en brèche la presse payante tant que l’argent coulait à flots continus dans le tissu économique. Pas pour nous mais c’est une autre histoire eût dit Rudyard Kipling…

Or, le chiffre d’affaires du quotidien serait en recul de 2 millions d’euros fin mars 2009 et selon toute vraisemblance, Corinne Sorin préparerait en loucedé un plan social, avec à la clef le départ de 40 journalistes sur les 200 qui travaillent pour 20 minutes.

Libération rappelle le précédent d’E24, site économique adossé à 20 minutes où 6 salariés sur 14 - quatre éditeurs, un rédacteur et le directeur technique, tous en CDI - viennent d’être priés de quitter immédiatement les lieux, après avoir reçu leur lettre de convocation à l’entretien de licenciement… Méthode pour le moins expéditive !

Soit la «jurisprudence» SKF de Saint-Cyr sur Loire : 20 mai 1993 – 33 salarié(e)s renvoyés immédiatement en taxi dès l’entretien préalable au licenciement, lequel n’avait été précédé, si ma mémoire est bonne, d’aucune lettre recommandée ni a fortiori de la faculté légale de se faire assister d’un représentant syndical - appliquée non plus à des ouvrier(e)s de l’industrie mais désormais à des personnels qualifiés – cadres, techniciens et intellectuels - du secteur tertiaire.

Il ne fallait toutefois pas être grand clerc dès cette époque pour subodorer que ceux qui se croyaient à l’abri du fait d’un meilleur statut et standing social seraient atteints un jour ou l’autre par les méthodes de «l’entreprise barbare» !

Je parcours quotidiennement sur internet 4 titres de la presse nationale : Le Monde, Le Figaro, Libération et 20 minutes (plus E24). Et j’ai eu souventes fois l’occasion de souligner la qualité des articles et informations de 20 minutes et E24 nonobstant le fait qu’il s’agisse de «gratuits»… Les journalistes qui y collaborent font très correctement leur travail et il m’est arrivé de trouver plus d’explications détaillées que dans les articles d’autres titres.

Ne voyageant plus que très rarement dans les trains de banlieue, je ne saurais dire ce qu’il en est de l’édition «papier» distribuée gratuitement.

En revanche, je suis frappée de stupeur devant les réactions méprisantes lues dans les commentaires sous de l’article de Libération. Un vrai festival de conneries et de préjugés stupides ! Les bobos drapés dans leurs certitudes parce qu’ils achètent leur journal tous les matins : du moment qu’on paye, c’est meilleur…

J’ai beau être abonnée à la version «papier» du Monde, je ne crache pas pour autant sur 20 minutes ni encore moins ceux qui le parcourent le matin. C’est au moins signe qu’ils attachent quelque intérêt à l’actualité.

Il faut avoir pris les trains de banlieue très tôt le matin entre 6 h et 7 h (ce qui fut mon lot à certaines périodes de ma vie professionnelle… deux heures le matin, deux heures le soir !). Ce que certains appellent «le train des ouvriers». Se sentir proche de cette humanité encore ensommeillée. Qui rentrera encore plus fatiguée le soir. Je préfère de loin les croquis sensibles de Virginie sur «à quelques blouzes de chez moi» qui sait aussi parler tout simplement à ses voisins, aux personnes qu’elle croise dans les Lidl et autres lieux de la Planète pauvre. C’est également ma philosophie de vie.

Petit florilège du mépris ordinaire des lecteurs de Libé…

«… ce torchon que les gens lisent 2 secondes avant de les jeter dans les poubelles du métro. Résultat, rien de supplémentaire apporté au cerveau»

«… faut-il vraiment pleurer sur ce journal jetable qui banalise l’actualité aussi bien qu’un JT de TF1. De voir tous ces moutons qui le lisent chaque matin dans le métro est l’une des images qui m’effraie le plus de notre société aliénée actuelle».

«…plutôt réjouissant de voir cette saloperie de presse gratuite, abêtissante, vide et sans substance, crever à petit feu. Les oracles du “tout gratuit” (en fait payé par le marchand de saucisses) s’étaient plantés. Et que dure la Crise dure»… encore un qui ne souffre pas de la crise ! Pôv tache…

A vrai dire, ce ramassis de conneries suffisantes, insultantes et méprisantes me fiche la haine ! Les vrais cons ne sont sans doute pas ceux qu’ils désignent…


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