Magazine Beaux Arts

Kandinsky ; Voir l’Italie et mourir ; Montmartre

Publié le 18 avril 2009 par Aldor

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Commençons par Montmartre, puisque qu’on peut entendre la Complainte de la Butte et que c’est elle qui illustre ce papier : Montmartre et ses jolies ruelles, Montmartre et ses foules de touristes, Montmartre, ses peintres,  ses musiciens et cette effrayante tentative de se figer dans une sorte de répétition continelle et disneylandisée du French Cancan de Jean Renoir, dans une espèce de spectacle permanent à la Locus Solus.

Le musée d’Osay, ensuite, avec une exposition sur le Grand Tour et  l’impact qu’eut sur lui le développement de la photographie : exposition intéressante, où l’on apprend des choses et où l’on ne s’ennuie pas mais dont on sort pourtant déçu car rien d’éblouissant ne s’y révèle. Sauf peut-être une belle toile, dont j’ai oublié l’auteur, italien, qui représente un pont posé sur un canal vénitien, pont sur les marches duquel passe, fuyant hors du tableau, une jeune femme, tandis qu’en contrebas, dans l’ombre, du poisson se vend dans des échoppes.

Enfin, Kandinsky, l’éblouissement Kandinsky, au CNAC Georges Pompidou.
Une magnifique exposition où l’on découvre la lente évolution du peintre vers l’abstraction, ses arrêts et peut-être ses doutes, et où l’on plonge, des heures durant, dans un chatoiement toujours merveilleux de couleurs  même si, vers la fin, la vibration des couleurs chaudes et épaisses laisse place à une minutie plus froide et moins généreuse. La vie, l’animalité, les chevaux, les corps, et même ce qui demeurait de la palpitation des formes, disparaissent progressivement sous la précision de traits et de figures qui prennent un caractère éthéré et lointain. La jeunesse a fui.

… Et quand on a vu les chevaux de Kandinsky, sa Montagne bleue, et toutes les œuvres qui sont là, les peintres de Montmartre s’affadissent.

On pourra trouver d’autres versions de la Complainte de la Butte :

Sur Voir l’Italie et mourir, on pourra lire :

Sur Kandinsky, on pourra se référer à :

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