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Le business des stars : un pacte avec le diable

Publié le 19 septembre 2007 par Alex Pierre

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Etes-vous surpris aujourd’hui de voir une célébrité associée à une société ? Vendre son image n’est plus un taboo : c’est un “business-model“.

Le partenariat marque-artiste n’est pas une mauvaise chose en soi. Pour l’entreprise il est beaucoup plus intéressant d’investir sur un artiste que sur un spot télé / radio car il est une campagne de pub vivante : il a un impact réel sur ses communautés de fans et sa visibilité à travers le monde en fait un excellent média. Pour les stars ce business comble amplement le manque à gagner de la crise de la vente de musique, et cela leur permet de se refaire une beauté en royalties sur les produits dérivés et produits affiliés à leur image.

Oui mais dans le monde du show-business, la maxime “tout travail mérite salaire” s’est transformé en “tout salaire mérite sa peine”. Les marques imposent des contraintes drastiques aux artistes, allant jusqu’à modifier leur identité. Rihanna n’est pas l’égérie de la multinationale en cosmétique CoverGirl. Maquillée et saupoudrée du matin au soir elle est LA CoverGirl.

Et l’artistique dans ces “deals” ? Aucun intérêt. Les oeuvres sont des produits de promotion de supermarchés, et les artistes des animateurs de rayons. Le mécénat ne serait-il pas plus sain, plus éthique pour les deux parties ? Une source de revenus permettant à l’artiste l’élaboration, la production et la mise en avant de son travail; et un investissement de la marque pour l’amélioration de son image.

A moins que cela n’ait aucune importance. L’âme n’a pas autant de valeur que l’argent et la gloire. C’est l’éternel dilemme du pacte avec le diable.


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