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J + 8 - Des étoiles pleins les yeux

Publié le 23 mai 2009 par Limess

J + 8 - Des étoiles pleins les yeux
La pancarte que s'est créée Aurélie pour l'occasion

Levée 6h en ce mercredi matin, sonnant la première semaine jour pour jour de notre expédition cannoise, la sélection officielle proposant aujourd'hui la projection du nouveau Quentin Tarantino. Film le plus attendu par Aurélie tout comme la majorité des festivaliers. Pour trouver des invitations pour la séance de 8h30, nous nous retrouvons donc à 7h sur la croisette, encore fatiguée mais bien motivée à voir ce nouveau long métrage. Nous trouvons assez rapidement des places et tandis que Justine rentre dans le palais grâce à son badge, je pars avec Aurélie prendre un petit dej' dans l'attente de l'ouverture de la salle du soixantième. Grave erreur, les séances secrètes sont aujourd'hui connues, tous les cinéphiles s'étant rués sur cette séance. Après une bataille sans nom pour arriver devant la porte, nous nous faisons refouler comme des malpropres, la séance étant tout simplement complète. Un coup dur pour Aurélie qui accumule les malchances depuis ce début de festival. Pour ma part, je dois me faire une raison, il sera impossible pour moi de voir ce Tarantino, la séance de 12h tombant au même moment que l'émission de radio, étant totalement réaliste qu'en à la séance de 19h30. A croire que Cannes aurait raison de mon amour pour ce réalisateur, ayant loupé volontairement sa leçon de cinéma l'année dernière pour me rendre à la projection du nouveau long métrage de mon chouchou Louis Garrel ^^

N'abandonnant pas Aurélie, nous repartons courageusement à la recherche d'une place pour la séance de 12h. L'occasion pour nous de tomber sur l'acteur Thomas Sangster, le petit héros de Love Actually - soit l'un de mes films fétiches, oui, je l'avoue -, vingt centimètres en plus que dans ce film ci et venu à Cannes pour le Jane Campion, qui accepte gentiment de poser avec nous. Un poil plus tard, nous trouvons une place, Aurélie a à nouveau le sourire et je peux partir soulagée à l'émission de radio. Place au débat houleux sur Antichrist. Une plâtrée de pates plus tard, je pars avec Xavier, de la radio, à la recherche d'une place pour le Alain Resnais. Alors que je demande à une dame de m'échanger sa place bleue contre ma rose, elle me la donne carrément, me retrouvant dès lors en orchestre, au rang à côté de celui de l'équipe du film. Le début de séance sera d'ailleurs très émouvant. Sur l'écran, nous assistons à la montée des marches des acteurs du film, bientôt rejoint par Alain Resnais, fatigué et amaigri, les attendant en haut du tapis rouge. Alors que le réalisateur rentre dans la salle, le public se lève et l'ovationne durant une vingtaine de minutes. Le symbole est très fort et particulièrement touchant, Alain Resnais ayant présenté en 1959 à Cannes Hiroshima, mon amour où il fut hué et détesté. 50 ans tout pile après, la salle est en émoi, rendant hommage à ce qui reste l'un des vieux cinéastes français les plus prolifiques.

J + 8 - Des étoiles pleins les yeux
Alors que la séance se termine, je guette la sortie des acteurs, cherchant à faire signer un autographe à Edouard Baer. Malheureusement, les vigiles ne m'aiment vraiment pas, me bloquant l'accès à lui alors qu'il se trouve à moins de 100 m de moi. Tant pis. Je décide de courir voir ma première montée des marches cannoises de l'année, celle d'Inglorious Basterds, promise à être la plus belle de la semaine. Voir de la quinzaine. Toute la croisette est d'ailleurs en émoi, il est impossible de vraiment bouger. Je me retrouve donc au milieu d'une foule en délire, attendant avec patience le panel de star. Acteurs français et mannequins se mêlent sur le tapis rouge, dans l'indifférence de la foule. Jusqu'à ce que les photographes se mettent à crier, annonçant l'arrivée d'un gros poisson ! Brad Pitt ? Angelina Jolie ? Non, non, mieux encore, Robert Pattinson, en chair et en os, provoquant des hurlements hystériques dans la foule. Le vampire twilightien, dont je m'étais donnée le pari de le rencontrer cette année, est plus beau que jamais, étincelant de mille feu dans son smoking trois pièces. Alors que les jeunes filles en fleur crient, les mamies se demandent qui il est, créant un moment totalement surréaliste. J'ai juste le temps de m'en remettre qu'au son des films de Tarantino, c'est au tour de toute l'équipe d'arriver. Mélanie Laurent commençant sous nos yeux à danser le twist avec Quentin et Michael Fassbender - Aaaah, réminiscence de Fish Tank. A côté de moi, une bande minette est en émoi. Lorsque l'écran montre Brad Pitt, elles se mettent à crier hystériquement. Lorsque celui-ci s'intéresse à Quentin Tarantino, elles lâchent un affreusement drôle: "Mais qui c'est celui-là, il est là tous les soirs !". Totalement surréaliste.

Une fois les marches terminées et après avoir mangé une pizza avec Jonathan, il est temps pour moi de remonter à l'appartement me changer pour la séance de Drag me to hell. Les filles restent sur la croisette, cherchant désespérement à boire un verre au mythique bar du Martinez. 23h, retour sur la croisette, la séance peut commencer. Sam Raimi, Alyson Lohman et Justin Long arrivent en grande pompe, ovationnés par le public surexcité. Le film commence, je sombre dans le sommeil tandis que la salle cri à la moindre apparition. Vers 1h30 du matin, nous sortons de la séance, encore toute groguie pour ma part. Une ballade sur la croisette s'impose, nous réservant son lot de surprise. Alors que nous longeons la plage, nous tombons sur la fête en hommage à Inglorious Basterds au moment même où l'équipe du film se décide de sortir. A 5 mètres de nous, Quentin Tarantino et Eli Roth titubent dans la rue, tandis que Michael Fassbender repart à son hôtel aux bras d'une mannequin anorexique. Le genou encore douloureux, je regarde Justine et Aurélie lui courir après et revenir le sourire aux lèvres. Aurélie a réussit à prendre une photo avec lui, étant totalement sur un petit nuage. C'est alors que le rêve se réalise pour moi, Diane Kruger apparaissant aux bras de son boyfriend. Joshua Jackson alias Pacey dans l'une des séries préférées de mon adolescence, Dawson. Un acteur que j'ai toujours aimé, encore aujourd'hui à travers la série Fringe. Dans une hystérie totale et alors que tout le monde n'a d'yeux que pour la belle allemande, je me met à crier "Pacey, Pacey, Pacey" avec une petite voix de souris. Jusqu'à ce qu'il se retourne et m'adresse un beau sourire ! Il ne m'en pas plus pour fondre sur place, telle une petite midinette au coeur d'artichaut. A croire qu'il n'y a vraiment qu'à Cannes que ce genre de chose arrive... je vais avoir du mal à m'en remettre ! OMG !
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Limess
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