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Coraline @ Neil Gaiman

Publié le 29 mai 2009 par Lilyetseslivres
Coraline @ Neil GaimanCoraline vient d’emménager avec ses parents dans une nouvelle maison, une spacieuse demeure ancienne qu’ils partagent avec d’autres propriétaires.
Peu de temps après son arrivée, la fillette (que tout le monde s’obstine à appeler Caroline, ce qui l’énerve au plus haut point), découvre dans le grand salon, une porte fermée à clef qui selon sa mère ne mène plus nulle part, condamnée par un mur de briques…
Mais la gamine s’ennuie, c’est la fin des grandes vacances, ses parents ne prêtent guère attention à elle, le temps passe lentement et quelque chose lui dit que derrière la porte… Alors hop, une profonde inspiration, et la voilà munie de la clef ouvrant la porte condamnée. La serrure résiste un peu, mais lorsque la porte tourne sur ses gonds elle découvre un long couloir noir. Très curieusement le mur en briques a disparu. Coraline s’y engouffre, et débouche… chez elle. Enfin en apparence seulement car une foule de petits détails la détrompe aussitôt. Le petit garçon du tableau dans le couloir, par exemple, affiche un air mauvais qu’il n’avait pas chez elle, enfin de l’autre côté du couloir… Et quand une femme l’appelle depuis la cuisine avec la voix de sa mère, Coraline découvre une personne qui ressemble effectivement étrangement à sa mère, mais avec la peau plus pâle, livide même, et des mains aux doigts d’une longueur incroyable qui ne cessent de virevolter autour d’elle. Son regard surtout a changé, ses yeux ont disparu remplacés par de grands boutons noirs, inexpressifs et fixes.
- On se connaît ? demanda Coraline
- Je suis ton autre mère. Va dire à ton autre père qu’on passe à table.


Mais bientôt, l’autre monde devient de plus en plus menaçant, une ombre noire plane, un souffle maléfique…
Bienvenue dans une autre dimension…
Vous y croiserez des fantômes d’enfants morts enfermés à double tour dans un miroir, des petites âmes perdues, un chat doté de la parole, une multitude de rats, des chiens chauve-souris et un jardin qui s’estompe et s’efface au fur et à mesure qu’on s’y enfonce, pâle croquis délavé qui décidément prend l’eau et le brouillard.

Voilà un livre tout à fait envoûtant, magique et angoissant. On s’y perd, on frissonne, car derrière la porte, c’est le mal en personne qui attend, tapi, impatient de dévorer l’enfance.

Un petit chef d’œuvre.

Vous le savez très certainement (comment pourrait-il en être autrement ?) Coraline sort au cinéma au mois de juin… J’espère que le film tiendra ses promesses.

Coraline @ Neil Gaiman
La bande annonce est ICI .Coraline @ Neil Gaiman
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