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Bonjour tristesse...

Publié le 04 juillet 2009 par Frédéric-Michel Chevalier
Lors de la campagne des municipales, du temps de Puteaux Ensemble, Christophe Grébert nous annonçait des lendemains qui chantent : une ville qui respire, une ville plus solidaire, une ville qui entreprend, une ville qui bouge, etc. Un an après, à l'épreuve des faits, on entrevoit plus précisément le Puteaux de l'alternance.
Lors du Conseil municipal du 3 juillet, les élus d'Alternance Puteaux ont renouvelé leur opposition à Puteaux en plage. Malgré une réduction de 250 000 euros du coût de cette opération, ils considèrent que notre ville privilégie le "futile à l'utile". Sylvie Cancelloni s'est même attaquée aux animations des résidences de vacances de Ploemeur et Caprone : "avec près de 500 000 euros pour les animations estivales, Puteaux se transforme en Club Med" a-t-elle lancé au Maire. Administratrice du CCAS, elle refuse toujours de reconnaître le caractère social de Puteaux en plage, opération qui apportera pourtant des instants de bonheur à ceux qui, en cette période de crise plus que jamais, ne pourront pas partir cet été.
Dénonçant toute forme de dépense ou d'investissement comme autant de gaspillage, ils ont également refusé de voter l'instauration d'une taxe de séjour dans les hôtels de la ville. Pour Christophe Grébert, "pas question de voter des recettes supplémentaires, tant que vous ne réduirez pas vos dépenses" (sic).
Le programme d'alternance Puteaux est clair : plus de Puteaux en plage, ni de Puteaux en Neige. Des éclairages de fin d'année réduits à leur plus simple expression et limités à la place de la mairie et à quelques rues allentours, une réduction de l'action sociale, des spectacles au rabais (le coût de la programmation culturelle étant jugé trop élevé), aucune action de promotion touristique (notre ville n'est pas assez attirantes et les touristes y font juste escale pour la nuit car nos hôtels sont moins onéreux que ceux de Paris), etc. Leur vision urbanistique n'est pas plus attirante : ils ont voté contre la modification du POS permettant la requalification du boulevard circulaire en boulevard urbain, ils sont contre les ZAC en cours, au motif qu'elles entrainent la construction d'immeubles de "standing", et dénoncent la volonté du président de la République de développer l'attractivité du quartier de la Défense. Par populisme, ils réclament uniquement davantage de logements sociaux, oubliant qu'avec 30% de logements sociaux, notre ville est déjà 50% au-delà des exigences de la loi SRU.
En deux mots, le programme d'Alternance Puteaux, c'est "Bonjour tristesse" !
C'est, en effet, un bien triste tableau qui est ainsi proposé aux Putéoliens. Difficile d'imaginer que ceux-ci puissent un jour ce laisser séduire par une vision politique dénuée de toute humanité, de toute ambition, de toute vision d'avenir. Le bien-être et l'avenir de nos concitoyens ne se résument pas à des bilans carbonne et une saine gestion n'est pas synonyme de pingrerie budgétaire. Dans leurs excès, ils ne sont d'ailleurs heureusement pas souvent suivi par les autres membres de l'opposition que ce soit les élus PS ou bien les deux élus indépendants Evelyne Hardy et Marie-Sophie Mozziconacci.

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