Magazine Culture

Mohamed Triki

Publié le 18 juillet 2009 par Musique
Mohamed Triki (محمد التريكي)  est, sans doute, l'un des pionniers de la musique tunisienne.
Mohamed Triki
(né le 25 décembre 1899 à Tunis - décédé le 27 février 1998) fut un brillant musicien et compositeur qui écrivit les plus belles pages de la musique tunisienne. Le compositeur qu'il était fut le témoin privilégié d'un siècle de cette musique. Il a ainsi côtoyé tous les  noms  pretstigieux de la chanson tunisienne, à l'instar d'Habiba Msika, Saliha, Chafia Rochdi ou Hana Rached, ainsi que les musiciens Khemaïs Tarnane, Ali Derwiche, Sayed Chatta et le grand amateur de musique, le baron Rodolphe d'Erlanger. Il composera des opéras et opérettes, genre nouveau qui avait l'adhésion du grand public.Comme chef d'orchestre de la Rachidia, il imposa l'utilisation du violon dans sa tenue actuelle (non verticale). (source)
Biographie

Né à Tunis, au 6 rue El Makina à Tunis, il connu une enfance serein dans son quartier de Bab El Jazira, dans une famille éprise de chant soufi et les chants féminins. Il poursuivra donc cette ambiance familiale  et fréquante une zaouïa et les cercles d'initiés du malouf.

Il fréquente l'école française de Bab Alioua et apprend la musique sur des bases scientifiques, de même que le solfège et le violon. Il se vit offrir son premier violon, orageuse passion qui l'opposera à son père...Il interrompt alors ses études pour occuper un emploi de fonctionnaire tout en continuant son apprentissage artistique auprès de Kamel El Khoulai, Mohamed Mghgirbi, Sayed Chatta, ...

Dès 1919, Mohamed Triki fit partie de plusieurs structures musicales avant de fonder sa propre troupe. Mohamed Durgham était à la derbouka, Ali Ben Arfa au târ, Hedi Jouini au oud.

Le musicien Mohamed Triki et Hassiba Rochdy se lièrent d'affection à Paris. Une liaison qui devait déboucher sur le mariage.

En 1924, il démissionne du poste et décide de se consacrer uniquement à la musique en tant que violoniste, et compose son premier opus : Mahlaha el moungala fi idek (محلاها المنقالة في ايدك) chantée par Dalila Taliana. Il accompagne  Habiba Msika à  Nice en 1929 et compose son grand succès, Zaama issafi eddahr (زعمة يصافي الدهر).

Mustafa Sfar ne tarda pas à proposer à Mohamed Triki d'intégrer les rang de La Rachidia et entreprendra un long travail de collecte et de transcription du paturimoine musica et à former de nouveaux adeptes...

En 1938, il compose la musique du premier film tunisien, Le fou de Kairouan, et enrichit le répertoire de Saliha, Fethia Khaïri et Hassiba Rochdi avant de découvrir Hana Rached.

Il procèdra à l'enregistrement de douze noubas de malouf, pour le compte de la radio française en 1954.

Après l'indépendance, il est engagé pour enseigner la musique aux militaire de  l'armée tunisienne. Dans le même temps, il continue à adopter les jeunes talents tout en manifestant une grande aptitude à l'innovation et à l'adaptation de sa musique aux goûts changeants du public.

En témoignent ses créations El meghiara (المغيارة) pour Naâma et Ma abbanek (ما أبنك) pour Oulaya (1965) et Zahr ellaymoun (زهر الليمون) pour Sonia M'Barek (1987).

En 1989, sa carrière est couronnée par le grand prix du mérite de l'État tunisien pour la musique. Nommé conseiller musical de la radio tunisienne en 1991, il est décoré des insignes de commandeur de l'ordre de la République tunisienne en 1996 puis de celles de grand cordon de l'ordre national du mérite au titre du secteur culturel en 1997.

Sources

  • Mohamed Boudhina, Mohamed Triki, le musicien des générations, éd. Publications Mohamed Boudhina, Hammamet, 1998

  • Hamadi Abassi Tunis chante et danse 1900-1950, paru aux éditions ALIF (Les Editions de la Méditerrannée)



Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Musique 3114 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog