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Nathalie Kosciusko-Morizet en "Madame Facebook"

Publié le 30 juillet 2009 par Exprimeo
NKM occupe particulièrement bien "l'espace Facebook" avec des confidences simples, vraies donc marquées du sceau de la sincérité. Elle s'impose progressivement comme une Ministre très prometteuse alliant fond et capacité à bien communiquer. Nathalie Kosciusko-Morizet a une "confidence" aujourd'hui très ironique sur un volet de sa vie privée. C'est un exemple du soin qu'elle apporte dans la durée à faire vivre "son" Facebook de façon particulièrement réussie. Elle a trouvé un équilibre intelligent dans la gestion de la communication de sa vie privée. Dans les années 70, et probablement dés 1965 avec la campagne de Michel Bongrand pour Jean Lecanuet, un premier pas a été franchi en faisant admettre que la publicité pouvait intervenir aussi dans le domaine politique. Dans les années 80, dés la présidentielle de 1981 avec l'implication de J. Séguela dans la victoire de F. Mitterrand, un nouveau pas a été effectué. Non seulement la publicité pouvait intervenir en politique mais elle pouvait même faire la différence à condition de respecter certaines règles spécifiques. Le marketing politique prenait naissance en France. Avec les années 2000, une nouvelle étape a été franchie avec "la mise en scène" de la vie privée. L'une des règles de base de toute élection, c'est d'admettre dès le départ qu'on ne gagne pas contre l'opinion. L'opinion veut en connaître davantage sur les politiques, sur leur personnalité. Cette personnalité est devenue la véritable marque d'un candidat, son enseigne. Cette personnalisation est le résultat de la perte d'influence des partis politiques comme de la relativisation des programmes qui n'engagent plus l'avenir. Par conséquent, le nouvel enjeu consiste à bâtir cette " personnalité perçue ". Cette évolution est incontournable. Elle n'est d'ailleurs ni incohérente ni nécessairement dangereuse. Elle n'est pas incohérente parce qu'il faut bien que l'électeur trouve matière à faire son choix. S'il n'accorde plus sa confiance à partir d'un label politique global ou d'un programme qui est perçu comme une litanie de généralités ou un morceau de papier vide face à des défis encore inconnus : que lui reste-t-il pour choisir ? Cette évolution n'est pas nécessairement dangereuse car mieux connaître l'individu c'est pouvoir anticiper sur ses réflexes face aux questions de demain. Par conséquent, il n'y a pas matière à blâmer cette évolution de l'opinion. Les vraies questions résident dans les conditions de mise en oeuvre de cette évolution. Jusqu'où et comment la vie privée va-t-elle tenir ce rôle de curseur ? Nathalie Kosciusko-Morizet a manifestement trouvé un équilibre qui pourrait inspirer beaucoup d'autres responsables politiques.

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