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L'attaque du métro 1 2 3.... Vous auriez dix p'tits milions s' y'ou plait?

Publié le 03 août 2009 par Bannister

John Travolta. Sony Pictures Releasing France "Alors je le redemande gentiment : qui a dit que les bloggeurs d'Allociné étaient tous des nains?"

 

Une équipe de criminels prend en otage un wagon de métro et demande une rançon de 10 millions de dollars au maire pour leur libération. Une course contre la montre s’engage alors entre le maire, le négociateur de la police, et surtout entre l’aiguilleur Walter Garber et l’implacable Ryder, chef des preneurs d’otages.

 

Tony Scott, c’est une empreinte. Une recherche de l’image dans la cadence. C’est un style. Souvent écorché, et ce, depuis ses débuts (début 80) dans le long métrage avec « Les Prédateurs », le vieux briscard, frérot du Ridley, trace sa route de « Top Gun » à « Ennemis d’état », du tournant « Domino » - expression extrême de son talent- au négligeable « Déjà-vu ». Ce qui peu tuer le Tony Scott c’est une histoire moyenne (« Déjà-vu », donc, ou « Spy Game » - sortez les deux stars du film et il n’en reste plus beaucoup d’intérêt). Bref , Tony Scott, c’est du solide. Solides aussi sont ces deux fous furieux de Denzel Washington (qui aime décidément les films à otages après « Inside Man » ou « John Q »), et John Travolta, grand Scientologue devant l’Hubbard éternel mais qui, contrairement à Tom Cruise, à sélectionné l’option « C’est moi qui choisis mes putains de films et pas la Scientologie ». Grâce lui soit rendu.

Tu vas passer un très bon moment, toi qui verras ce film. Un très bon moment de duo d’acteurs, un très bon moment de réalisation (pour les rébarbatifs, les effets à la Scott sont distillés juste quand il faut). Même l’histoire, et aussi les dialogues ne rebutent pas, loin de là, une histoire à tiroirs, où les enjeux ne sont pas forcément toujours là où on le pense, et les relations réservent des surprises. En seconds couteaux de luxe, James Gandolfini, en maire, et John Turturro en négociateur, assurent la partition, d’ailleurs ce sera mon seul regret : avoir de tels acteurs et les faire si peu jouer, c’est dommage.

Enfin, on parlera deux secondes du film original, chez nous « Les pirates du métro » (74), qui sert de base, et uniquement de base, pour ce remake. Le film de 74 est à voir car très complémentaire de sa version moderne, avec en points communs un réal de grand talent (Joseph Sargent) et un duo d’acteurs impressionnants (Walter Matthau et Robert « Quint » Shaw).

 

Voilà, c’est mon arrêt, bon film et à bientôt.

 

Bannister.

 

 

 

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