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Economie Numérique : Ma contribution aux Etats Généraux de l’Outre-Mer

Publié le 03 août 2009 par Satyam Dorville

Voici la synthèse de ma contribution émise dans le cadre des Etats Généraux de l’Outre-mer sur le sujet du développement de l’économie numérique en local (in Projets Structurants). Considérant que les débits, prix et taux de pénétration sont entrés dans une zone de confort et continueront leur évolution, les propositions visent uniquement à développer les usages et l’entrepreneuriat.

Les propositions suivantes visent à favoriser l’émergence de micro industries locales du numérique au sein des régions ultra périphériques françaises. L’objectif global est de créer une énergie économique décentralisée, proche des territoires et populations, autour des technopôles existantes ou à créer, mais aussi dans les villes, les collectivités,…

Une industrie liée au numérique se développe au sein d’un écosystème durable fédérant tous les acteurs liés au sujet.

Ecosystème Numérique Outremer

Les propositions émises viennent compléter celles du Plan France Numérique 2012 qui doivent respecter au mieux le principe de continuité territorial.

Deux projets structurants majeurs sont proposés. L’un physique, l’autre numérique :

-Compléter, Optimiser et Décentraliser les technopoles : Les technopoles ne doivent pas être des lieux fermés, mais des enseignes ouvertes et déclinées dans tous les lieux de vie de la cité. Ouvrir leurs portes lors d’évènements participatifs, y faire entrer les enseignants et les étudiants autant sur des projets de recherche –développement qu’en application, le grand public pour des actions de sensibilisation, créer des lieux déportés dans les villes axés sur la découverte et le partage, dans les collectivités axés sur l’accompagnement. Les technopoles doivent devenir une marque-guichet unique, véritable one-stop-shop visant les entrepreneurs et tous autres publics, réunir partenaires privés et publics, collectivités, investisseurs, entrepreneurs,… (A l’image de Cap Digital à Paris)

-Mettre en place un tableau de bord du numérique en Outre-Mer : Il s‘agit d’un site Internet recensant et présentant de manière synthétique les chiffres disponibles sur les équipements et les usages, les acteurs et leurs actions, un répertoire exhaustif des sources de financement publics ET privés labellisés (ce qui sous tend une politique de labellisation des investisseurs privés, association de business angels, société de capital risque…) , les programmes d’enseignement proposés et accessibles en Outre-Mer, les lieux dédiés au Numérique, un répertoire d’entreprises majeures, produits et services fleurons.
Partant du principe que l’on ne peut piloter et organiser ce qu’on ne peut mesurer, ce tableau de bord est un véritable outil de gouvernance, basé sur des indicateurs fiables, partagé par tous les acteurs du secteur et mis à disposition par l’Etat.

D’autres projets mineurs ont été proposés. Ils favorisent l’émergence et le développement de l’économie numérique en Outre-Mer mais ne sont pas structurants ou sont de l’ordre de l’initiative privée :

-Créer des associations professionnelles locales du numérique : pour développer les bonnes pratiques au sein des entreprises existantes. Sous le modèle de l’ACSEL ou l’EBG en France.
-Promouvoir les usages des nouvelles technologies auprès du grand public : Par la diffusion de programmes courts sur les médias locaux et communeautaires.
-Simplifier l’accès aux aides publics : En privilégiant les modes concours et face-à-face (pitching) aux dossiers et procédures administratives lourdes.
-Mettre en place un programme Université Numérique : Point de contact avec les tiers (Investisseurs, Technopoles, Entreprises locales,…), ce programme vise à développer la réactivité et l’adaptation aux besoins des entreprises du secteur dans la conception des programmes éducatifs, la mise en place de partenariats et projets de recherche,etc…
-Favoriser le développement de la création de contenus numériques des cultures locales.
-Favoriser les échanges universitaires dans les espaces de proximité : L’idée d’un Erasmus Caribéen, de l’Océan Indien… a notamment été évoqué.
-Mettre en place une politique de communication incitant les acteurs Hi-Tech de la zone Caraïbe et Amériques à s’installer aux Antilles Françaises : En mettant en avant les forces, notamment la qualité de l’enseignement et l’environnement. Invest French West Indies.
-Favoriser l’internationalisation des offres locales : Afin de toucher les marchés de proximité.


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