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OCDE : 1ère baisse des prix à la consommation depuis 1971

Publié le 04 août 2009 par Apprendrelabourse.org

OCDE : 1ère baisse des prix à la consommation depuis 1971 Le CAC 40 clôture ce soir à l'équilibre (-0,04 %) dans des volumes faibles dans l'absolu mais relativement étoffés en période estivale et supérieurs à ceux observés début juillet.
Les promesses de ventes dans l'immobilier américain en juin ont progressé beaucoup plus qu'attendu à + 3,6 % sur un mois pour le 5 ème mois consécutif, une première depuis juillet 2003. La progression annuelle s'établit désormais à près de 7 %. Le chiffre de mai a été par ailleurs révisé favorablement, passant de + 0,1 % à + 0,8 %.
Au chapitre des revenus des ménages US, le bilan du mois de juin est beaucoup plus mitigé avec une baisse de - 1,3 % sur le mois et de - 3,4 % sur un an. Les dépenses progressent de + 0,4 % mais le chiffre du mois précédent a été revu de 0,3 % à 0,1 %. La tendance annuelle pointe toujours en zone négative pour 2,2 %.
Mais l'information centrale du jour concerne l'inflation, ou plutôt l'absence d'inflation, avec un passage historique en juin à -0,1 % du taux de variation annuelle des prix à la consommation des pays membres de l'OCDE (une trentaine) contre + 0,1 % en mai.
Depuis le début de la compilation de ces données par l'organisation en 1971, jamais l'indice n'était passé en zone négative.

OCDE : 1ère baisse des prix à la consommation depuis 1971
Source : OCDE
Sans surprise, sous l'effet de la chute des matières premières l'indice a chuté de 4,8 % au plus haut en juillet l'an dernier à - 0,1 %. L'inflation sous-jacente reste dans les bornes habituelles à 1,7 % (en gris ci-dessus)
Le chiffre du CPI (Consumer Price Index / Indice des prix à la consommation) affiche cependant - 0,9 % en rythme annuel pour les pays du G7 (inflation sous-jacente à 1,4 %)
La zone euro baisse à - 0,1 %, dans la moyenne, alors que l'Union Européenne dans son ensemble reste positive même en global à + 0,6 %.

Cette désinflation de la zone OCDE ciblée sur les matières premières et l'énergie rend compte d'un effet de base élevé pour le calcul du taux annuel qui se fonde sur les pics de l'été 2008. Il convient de ne pas oublier aussi les dernières tendances mensuelles qui affichent + 0,4 % de mai à juin et + 0,2 % d'avril à mai pour cette année pour l'ensemble de ces pays.

12 pays sur les 30 comptent un taux négatif mais seulement 3 ont également une variation négative sur un an de leurs prix hors alimentation et énergie. Il s'agit de :
- l'Irlande : taux global : - 5,4 % et - 5 % pour le taux sous-jacent
- du Japon : - 1,8 % et - 0,5 %
(- mais aussi de la Suède à - 0,6  et - 1 % respectivement. Ce pays est à mettre à part cependant car aux normes européennes harmonisées  IPCH, le taux ressort à + 1,6 % en global)
La Suède est citée ici car 2 courbes longues sur près de 2 siècles permettent de visualiser les grandes phases inflationnistes et déflationnistes à peu près communes à tous les pays développés en 3 temps : une alternance rapide au XIXème siècle, la déflation lors de la Grande Dépression suivies d'une inflation continue depuis 45-50 se terminant pas une désinflation sur les 25 dernières années.

Rappel :
Attention le taux d'inflation (1ère courbe) ne rend pas compte du niveau des prix ! (2nd courbe)

   Taux d'inflation suédois (en %) jusqu'en 2008.
OCDE : 1ère baisse des prix à la consommation depuis 1971
   Courbe de l'indice suédois des prix à la consommation jusqu'en 2008 (en point d'indice)
OCDE : 1ère baisse des prix à la consommation depuis 1971
Source : Statistics sweden

2 pays présentent donc une situation de déflation des prix à la consommation et même de déflation générale pour le premier. En Irlande, les prix ont encore chuté de - 0,3 % mensuellement en juin et ce n'est plus seulement l'énergie qui baisse mais aussi le coût du logement à - 25,6 %, les services - à 5,6 % (électricité et gaz compris) ou encore l'habillement à - 12,2 % sur un an.
. Qu'est ce qui fait qu'une entrée en déflation 'dure' ? Essentiellement, comme nous le verrons à l'occasion, la baisse de la production de biens et services, la faiblesse du taux d'utilisation des capacités de production, la baisse des coûts salariaux voire des salaires nominaux sous le poids du chômage mais aussi les anticipations des ménages qui reportent leurs achats en prévisions de futures baisses de prix, tout ceci produisant un cycle auto-entretenu comme pour l'inflation...


Vidéo - Est-il facile de faire revenir l'inflation ?




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