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Little New York / James DeMonaco

Publié le 17 août 2009 par Limess

Little New York / James DeMonaco


Sortie: 05 août 2009

> L'histoire: Sully, vidangeur de fosses septiques et futur père, est prêt à tout pour assurer l'avenir de son fils. Jasper, modeste épicier, a une qualité primordiale aux yeux de la mafia pour qui il travaille contraint et forcé : il est sourd-muet. Parmie Tarzo, chef de la mafia locale, se verrait bien éliminer la concurrence. Tous trois vivent à Staten Island, sous l'ombre écrasante de Manhattan. Leurs chemins vont se croiser, a priori pour le pire...

C'est par une introduction assez drôle, façon vieux spot publicitaire sur la baie de Staten Island, que démarre Little New York, les premier pas derrière la caméra de James De Monaco. De quoi consolider l'espoir d'un bon film à venir, malheureusement vite déchanté par un scénario en manque d'inspiration. Ou plutôt d'innovation. Découpé en trois actes, suivant, donc, trois personnages dans leur relation avec la mafia locale, Little New York rappelle, dans un premier temps, la forme d'un certain Reservoir Dogs. Il y a Parmie, chef d'un gang de la mafia, aspirant à devenir riche et célèbre, peut importe les moyens. Sully, vidangeur et particulièrement naïf, persuadé que l'argent qu'il n'a pas pourrait apporter que du bon à son futur enfant. Et Jasper, ce charmant vieil homme, épicier le jour, pronostiqueur de course la nuit, sourd et muet. Entre eux, Staten Island, sorte d'archipel oubliée, membre pauvre de ce qu'on appelle New York. Trois personnages bien différents, amenés pourtant à se rencontrer. Pas forcément dans les meilleurs circonstances qui soient.

Little New York / James DeMonaco
Écrit par James De Monaco lui-même, Little New York est avant tout un mélange de genre, alliant à la comédie un humour noir pince sans rire. Sauf qu'obnubilé dans sa quête de proposer des personnages ultra cool et sympathiques, le réalisateur en oublie de paufiner son scénario, laissant reposer dès lors son histoire sur des citations, plus-appuyées-tu-meurs, de l'oeuvre de Quentin Tarantino. Encore lui, donc. Des répliques - tombant souvent à l'eau - aux caratéristiques des personnages en passant par les situations, tout respire l'influence du cinéaste, à la décharge de James De Monaco, beaucoup moins doué que son prédécesseur. Alors, peu à peu, Little New York nous sombre dans les abîmes de l'ennui, de quoi nous faire passer totalement à côté de l'intrigue. Reste la performance de Vincent D'Onofrio, à la fois inquiétant et drôle dans ce rôle de gangster looser. Ethan Hawke, lui, n'a plus qu'à retourner chez le coiffeur. De quoi lui assurer, au moins la prochaine fois, le ticket de notre Voisin Blogueur, très attentif aux aléas capillaires du monsieur ! Sans être totalement mauvais, Little New York est, donc, un film plutôt insignifiant, une oeuvre que l'on regarde sans grande attention, avant de totalement l'oublier une fois sorti de la salle. Next !

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Crédit photo: EuropaCorp Distribution

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