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L’anaphylaxie / Choc anaphylactique : réagir vite

Publié le 03 septembre 2009 par Masante

L’anaphylaxie est la plus impressionnante et la plus grave des réponses à une allergie. Heureusement, elle est très rare. Il est primordial d’agir immédiatement pour éviter des conséquences dramatiques.

Qu’est-ce que c’est ?

La réaction anaphylactique est une réaction allergique sévère et brutale, entraînant une insuffisance circulatoire aiguë. Elle peut survenir chez les personnes qui ont déjà eu des antécédents d’allergies, mais aussi chez des individus qui n’ont jamais eu de problèmes d’allergies auparavant. Une personne qui a déjà présenté une réaction anaphylactique, même minime, risque de rechuter gravement lors d’une nouvelle exposition à l’allergène.
Les substances qui déclenchent un choc anaphylactique peuvent être d’origine alimentaire : noix, cacahuètes, noisettes, arachide, oeufs, lait, poissons, fruits de mer… Certains médicaments peuvent aussi provoquer un choc : les antibiotiques comme la pénicilline, les analgésiques type aspirine, les anesthésiques locaux, l’insuline, les produits de contraste iodés utilisés lors des examens radiologiques. Plus rarement, une exposition aux pollens, une vaccination ou une transfusion sanguine. Parfois, la réaction anaphylactique survient sans qu’on parvienne à en identifier la cause.
Lorsqu’il est modéré, ce choc n’entraîne qu’une urticaire généralisée et un prurit intense. Dans les cas les plus graves, il peut avoir une issue fatale.

Quels symptômes ?

Le choc anaphylactique se déclenche rapidement, dans les minutes ou dans l’heure qui suivent le contact avec l’allergène.
La crise débute par une intense sensation de malaise, avec vertiges, nausées, vomissements ou diarrhée, frissons et sueur. Elle s’accompagne de démangeaisons au niveau de la paume des mains. La peau est pâle puis rouge. Elle devient chaude et peut s’accompagner d’une éruption d’urticaire sur le corps. Apparaissent ensuite une gêne respiratoire sévère avec sifflements (comme une crise d’asthme), un oedème de la glotte qui peut provoquer une asphyxie, ou un oedème de Quincke (le visage gonfle). La tension artérielle chute brutalement, provoquant une accélération du pouls. Parfois surviennent une confusion mentale et des difficultés d’élocution.
Dans les formes les plus graves ou en l’absence de traitement immédiat et spécifique, l’importance de la gêne respiratoire peut entraîner un coma, voire la mort.

Que faire ?

Conduisez la victime au plus vite dans un service d’urgence, ou appelez immédiatement les secours médicaux pour une hospitalisation en réanimation : le 15 (SAMU), le 18 (pompiers), le 112 (urgences à partir d’un téléphone portable). Les médecins urgentistes pourront administrer de l’adrénaline par voie intraveineuse pour lutter contre la constriction des voies respiratoires et rétablir une pression artérielle normale. Ce traitement sera éventuellement complété par des corticostéroïdes et des antihistaminiques.
Si la victime présente un arrêt respiratoire et si vous maîtrisez parfaitement les gestes de secours, commencez la réanimation sans tarder, en attendant l’arrivée des secours.

Conseils pratiques

Comme pour les autres troubles allergiques, la prévention passe par l’évitement des substances allergènes : une fois repérées, fuyez-les ! Plus facile à gérer au quotidien mais plus longue, la désensibilisation à pratiquer par un spécialiste : l’injection à intervalles réguliers des doses infimes de ces substances permettent de limiter au début les réactions allergiques, jusqu’à s’en débarrasser.
Si vous êtes allergique et que vous avez déjà présenté de graves réactions comme un choc anaphylactique, portez toujours avec vous une carte mentionnant votre état et une petite trousse d’urgence qui pourra, au besoin, être utile au médecin.
Si vous avez déjà présenté des réactions importantes aux piqûres d’insectes (guêpes, abeilles…), portez des vêtements à manches longues, de préférence de couleur foncée. Oubliez votre parfum, mais munissez-vous de sprays répulsifs ! En cas de piqûre, retirez le dard et appliquez une poche de glace ou un tissu humide sur la piqûre.


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