Vous allez constater qu'il y a bien plus palpitant que la grippe A dans la vie.
Lisez jusqu'au bout si vous ne voulez pas être trop frustrés, enfin surtout mes mâles lecteurs.
Je suis dans un sale état, taper sur mon clavier est une véritable épreuve, presque un supplice.
Mes bras, mes mains sont tout endoloris, rouges vifs, je ne peux plus bouger les pouces, les doigts sont ankylosés.
Bien décidée à reprendre un sport un peu intensif cette année, mon choix s'est porté sur le Volley.
Pourquoi ?
Parce que j'étais pas mauvaise au Lycée (oui ça remonte loin...!), que je m'éclatais bien avec les copains, et un sport d'équipe dans l'esprit c'est assez sympa.
Je repère un petit club, j'appelle la secrétaire.
Je lui fais part de mon envie de reprendre après de longues années d'interruption, et lui demande si c'est pas trop pro comme cours.
Je viens pas pour faire de la compétition. Surtout que j'ai plus un muscle depuis ma grossesse de jumeaux.
Elle me rassure, les gens sont cools, c'est souvent les mêmes mais ce ne sont pas des bêtes de Volley, ils viennent avant tout pour s'amuser.
Aaaaaaaaahhhh !
Me voilà rassurée.
Je débarque donc au cours, un beau soir de rentrée scolaire.
Première vision : des tas de gars jeunes et costauds sont en train d'installer les filets. Il y a deux terrains couverts.
Ouf, j'aperçois une nana. Puis trois autres nous rejoignent.
Sportives, en débardeurs, elles sont plus barraquées que moi, et portent une vraie tenue de sport elles, genre un pantalon de jogging.
Moi j'arrive en touriste avec ma tenue de la journée, pantacourt, baskets, haut à manches mi-longues.
Le prof arrive, super bodybuildé, gaulé comme un rugbyman, sympa mais un peu tendu.
Je devine qu'on est pas là que pour déconner.
Heureusement, au milieu de la douzaine d'habitués, qui ont entre 25 et 50 ans, un gars et une nana débarquent comme moi.
On s'entraîne deux par deux.
J'ai l'impression de pas mal me débrouiller. Je rattrape les balles sur les bras, les mains et doigts quand elles sont assez hautes.
Mais le prof décide de me prendre à partie pour me montrer les gestes : attention, tu vas te blesser, ne mets pas les pouces en avant quand tes mains sont en l'air, et rattrape avec les avants bras quand elle est basse, pas les mains.
Ok, ok.
Les matchs commencent.
Je réalise alors que comme tous les sports, le Volley est un monde truffé de codes et d'expressions.
D'abord, quand on réceptionne la balle, il faut passer aux copains, pas renvoyer comme une grosse égoïste direct dans le camp adverse.
Un mec m'a gentiment isolée au milieu de la partie pour me rappeler cette règle indispensable si tu veux te faire des potes et pas que marquer des points en solo.
J'assimile et suis le précieux conseil.
Le prof m'explique que c'est un sport d'anticipation, il faut prévoir, calculer, regarder partout, être sur la pointe des pieds en permanence prêts à se lancer à terre, se rouler sur le sol pour réceptionner la précieuse balle.
Les bras rouges ? C'est normal, ta peau va s'habituer.
Tu verras, me rassure-t-il, à force de venir, tu vas prendre les réflexes, mieux te placer, ANTICIPER, ça devient mécanique, mais il faut persévérer, se donner à fond et y croire hein ?!
Putain, je suis tombée sur le coach de Jeanne, vous savez dans la série Jeanne et Serge.
Soudain, une mauvaise réception. J'ai la base du pouce gauche hyper douloureuse, et à mon grand effroi, elle commence à enfler un peu.
Merde, je vais pas me casser le pouce entre les jambes au bout d'une demi-heure, c'est la honte.
Je décide de continuer malgré tout. Jeanne en aurait fait autant. Je pense à elle comme en troisième et serre les dents.
Ca m'apprendra à suivre les conseils de positionnement des bras et mains.
Deux ou trois gars font des smatshs t'as pas intérêt à être dans leur direction, sous peine d'avoir la face et les lunettes explosées sur le coup.
L'un deux est gentil, dés que je fais un bon coup, une bonne passe (ça m'arrive de temps en temps), il s'écrie : ouais !
Les autres sont assez encourageants et sympathiques aussi.
Mais on sent qu'ils ont envie de bien jouer. Et puis mine de rien on compte les points, et ils prennent ça au sérieux.
Au milieu du match, lors de la pause, je lance au groupe : j'espère ne pas trop vous handicaper, je reprends c'est pas évident ! Et puis c'est pour le fun non?
Quelques gars me fusillent du regard en se forçant à sourire. Je crois que la fin de ma phrase était de trop.
D'autres s'avancent vers moi et viennent me taper la main amicalement.
Parce qu'au Volley, quand on marque un beau point, les deux ou trois qui ont fait le coup en équipe viennent se taper dans la main, mais pas n'importe comment hein.
On lève pas la main en l'air en tapant au-dessus de la tête comme des golios.
Non la main reste sous la ceinture, clac une petite tape souple dans celle du copain mais vers le bas.
Le premier qui est venu me tendre la main, je lui ai souris bêtement. Puis jai compris et très fièrement j'ai tapé.
Autre chose, quand vraiment on se renvoie la balle d'un côté à l'autre sans prendre la peine de faire de passe, c'est considéré comme du Volley de merde.
Donc tu es censé t'exclamer : "oh mais vous jouez au tennis ou quoi ?" et les autres ricanent.
Ouais, l'insulte suprême est de se faire traiter de tennisman, t'as compris.
Bref, quelques matchs, on tournait, les gens étaient plutôt patients et gentils avec moi, pros mais là pour se marrer et se défouler aussi.
Je commençais à assimiler les règles, à être plus à l'aise.
Mes bras et mes mains me brûlaient et rougissaient à vue d'œil.
Je regardais l'heure discrètement, 1H30 quand c'est aussi intensif, c'est long et tu fatigues vite.
Je vous rappelle (mais je m'en suis pas vantée) qu'avec la grossesse et les jumeaux, j'ai pas fait de sport depuis deux ans, à peine un peu de marche, vous imaginez ??
Quand le cours se termine, je suis soulagée et fière de moi, j'ai tenu bon au milieu de stars internationales.
A la fin, je demande le prénom du gentil copain qui m'a soutenue pendant les matchs.
Il a l'air cool. Michael il me répond.
Chouette ! J'ai jamais eu de potes qui s'appellent Michael !
Le meilleur pour la fin, ne décrochez pas, surtout vous virils lecteurs.
Je remercie, dis au revoir, on me balance quelques encouragements, tout va bien.
Je retrouve trois copines dans les vestiaires.
Bien foutues les nanas, le volley ça sculpte, je vais être au top bientôt.
Je tape un peu la discute. L'une me raconte ses débuts au club.
Puis une autre me parle de l'ambiance, des pots qu'ils prennent parfois, tout en se déshabillant.
Elle me parle en me fixant d'une manière très naturelle, moi la grosse pudique de service, tout en enlevant le haut, le soutien-gorge, puis le bas.
Au bout de deux minutes elle est en string, ouais en string.
Les seins à l'air, elle me montre un geste pour mieux réceptionner la balle.
Avec les seins qui bougent en rythme, et plutôt jolis.
Je finis par me retourner un peu gênée pour poser une question à une autre coéquipière derrière moi, qui s'avère être torse nu.
Elle m'explique que l'ambiance dans le groupe est super, un grand sourire aux lèvres, sa généreuse et ferme poitrine offerte, humidifiées de quelques fines gouttes de sueur qui perlent sur la pointe de ses mamelons durcissants.
Bon c'était cadeau pour mes mâles lecteurs, mais il n'y aura pas de partouze dans le sauna, désolée.
Moi je pars en sueur et je prends ma douche à la maison.
Du coup j'ai montré mes seins à personne.
J'espère qu'on ne m'en tiendra pas rigueur.
Pour la prochaine fois j'ai compris comment m'habiller et jouer :

Sympas mais pas toujours patients quand tu te plantes les volleyeurs (notez les petites tapes !) :

Magazine Humeur
La volleyeuse aux seins nus
Publié le 04 septembre 2009 par AudenectarCes articles peuvent vous intéresser :
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