Sortie: 25 novembre 2009
> L'histoire: Clare aime Henry depuis toujours. Elle est convaincue qu'ils sont
destinés l'un à l'autre, même si elle ne sait jamais quand ils seront séparés... Henry est en effet un voyageur du temps. Il souffre d'une anomalie génétique très rare qui l'oblige à vivre selon
un déroulement du temps différent : il va et vient à travers les années sans le moindre contrôle sur ce phénomène. Même si les voyages d'Henry les séparent sans prévenir, même s'ils ignorent
lorsqu'ils se retrouveront, Clare tente désespérément de faire sa vie avec celui qu'elle aime par-dessus tout...
Présenté en ouverture du festival américain de Deauville et adapté d'un best-seller romantico-fantastique, The time traveler's wife marque la quatrième
réalisation de Robert Schwentke, quatre ans après son médiocre Flight Plan. Il suit ici un couple tout ce qu'il y a de
plus ordinaire, Clare et Henry, si ce n'est que ce dernier souffre d'une malformation génétique lui permettant de voyager dans le temps. L'occasion d'assister à une romance des plus
rocambolesques, servie sur un plateau d'argent par une mise en scène qui ne fait pas forcément dans la dentelle. Clare, donc, rencontre Henry dans une bibliothèque. S'il ne la connait pas, elle
sait au contraire qui il est, un Henry du futur étant venue lui rendre visite régulièrement depuis sa plus tendre enfance. Comme dans Lost, le temps chez
Robert Schwentke est ainsi séparé en trois entités, faisant cohabiter passé, présent, futur dans lesquels Henry, Clare et tous les autres, répétent en permanence les mêmes gestes. Mettant le
destin au centre du jeu, comme grand chef d'orchestre de tout ce petit monde. De quoi crééer quelques espérances envers ce long métrage que l'on serait presque tenté d'attendre comme un nouveau
Eternal Sunshine of the spotless mind. Malheureusement, il n'en sera rien, The time traveler's wife pêchant par sa constante redondance et son manque d'enjeux
dramatiques et la paresse du scénariste.
Tout part d'abord de ce couple central, formé bien trop vite à l'écran pour que l'on s'y attache. Gravissant
les différentes étapes de la vie avec une facilité déconcertante, par leur amour toujours plus beau, toujours plus fort. Puis arrivent les problèmes, bien entendu, dus à cette fameuse faille
spatio temporelle. Permettant ainsi à Clare, par exemple, de tromper Henry avec son double du passé. Rocambolesque, je vous avais prévenu. Car The time traveler's wife est une guimauve tout
ce qu'il y a de plus assumée, le genre bien trop sucrée pour être parfaitement digeste. A la manière du N'oublie jamais de Nick
Cassavetes, dans lequel jouait déjà Rachel McAdams - "Décidément". Pourtant, aussi étonnant que cela puisse être et poussé à bout par une musique
omniprésente, belle mais surtout un brin larmoyante, le film, dans sa dernière partie, arrive à nous embarquer. Tous les efforts de Robert Schwentke ne furent
donc pas vains, lui qui prit un plaisir fou à surligner, encore et encore, ses derniers effets dramatiques. Au point que l'on laisserait presque couler un petite larme. Presque, presque. Petit
déception, donc, pour cette jolie rencontre entre un Eric Bana malheureusement un peu fade - on serait d'ailleurs presque tenté de l'appeler "le
nouveau Nicolas Cage" tend ses soucis capillaires sont flagrants - et une Rachel McAdams, toujours dans la douceur. Dans tous les cas, les distributeurs
sont parfaitement conscients de l'objet filmique qu'ils ont entre les mains, celui sortant pour les fêtes prochaines. Soit la période idéale pour un mélo de ce genre.






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