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Actualité du ridicule

Publié le 13 septembre 2009 par Mgallot

Cette rentrée, j'ai beaucoup ri en suivant l'actualité.

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J'ai ri de Brice le ministre qui tentait de se rattraper aux branches mortes en faisant passer ses propos tendancieux pour une blague auvergnate. 

Heureusement, son pote Jean-Marie Le Pen lui est venu en aide, qui juge que "le tollé soulevé dans l'opinion est scandaleux" et parle de "censure anti-raciste". "C'est le temps de la Gestapo, plus jamais ça", a-t-il ajouté.

A Lyon, Brice le ministre est venu parler vendredi de l'interdiction de certains mortiers de feu d'artifice. Pour l'occasion, il s'était fait accompagner de Nora Berra (élue lyonnaise appartenant à la divertisité et au gouvernement actuel en tant que secrétaire d'Etat aux aînés) et de Mustapha Ghouila (vice-président de l’Aneb, Association nationale des élus de banlieue). Quel rapport entre les feux d'artifices, les vieux et la banlieue? Peut-être une certaine blague auvergnate, justement... une blague explosive!

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J'ai ri d'Obama qui se fait traiter de "socialiste" par les (nombreux) opposants à la réforme du système de santé américain. "Socialiste", pour les Américains, c'est l'insulte suprême. Si le PS continue à s'autodétruire avec ses minables coups fourrés, il se pourrait bien que le mot "socialiste" prenne le même chemin chez nous.

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J'ai ri aussi d'Amélie Nothomb qui se fait photographier comme une star en une couverture de son dernier livre - par les studios Harcourt, s'il-vous-plaît. Une autobiographie? Que nenni, un roman. Finie, la petite photo minable de l'auteur reléguée en quatrième de couverture ou sur un bandeau de papier.

Bientôt, Amélie ne vendra plus que la photo, car finalement, le roman n'est qu'accessoire. D'ailleurs son titre est écrit en beaucoup plus petit que le nom de l'auteur. On achète le dernier Nothomb, pas un roman. Il paraît d'ailleurs que le livre figure en tête des ventes.

Petit monde littéraire, encore, j'ai ri du "beuse" autour de l'éditeur Gilles Cohen-Solal, qui a eu la mauvaise idée de se faire filmer pour l'émission Streap-tease. Mauvaise idée, mais bonne blague belge. Il est présenté dans le film comme un gros boeuf, voire un gros beauf, vulgaire, misogyne, concupiscent. Certaines de ses sorties sont à tomber par terre (de rire, bien sûr), il paraît d'ailleurs que les dialogues sont déjà cultes:

gilles cohen solal.jpg
Une jeune et jolie auteure (à qui GCS vient de commander un recueil de nouvelles érotiques): Mais je t'interdis de te branler en lisant le truc !

GCS : Mais attends, c'est toi qui va me sucer quand je le lirai. Faut pas déconner non plus !

Gilles Cohen-Solal se mord les doigts de s'être ainsi laissé aller devant les caméras. Deux de ses auteurs lui intentent un procès pour avoir révélé leur vie privée (et croyez-moi, les détails sont croustillants). Il dit avoir perdu aussi "deux amis". J'espère pour lui qu'il ne va pas perdre en prime sa femme, Héloïse d'Ormesson, la patronne de la maison d'édition, que j'imagine plutôt échaudée. Parti comme c'est parti...

Oui, j'ai bien ri, ces derniers jours. 

"Je m'empresse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer" (Beaumarchais, via le valet Figaro).


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