Il y a certains journaux que j'apparente volontiers à des feuilles de chou.
"Feuille de chou, locution - Sens : Journal, quotidien de peu de valeur [Péjoratif]"
Au fond, ce n'est pas très flatteur pour le chou, parce que le chou a des vertus que n'ont pas ces journaux aux titres racoleurs. Non, pas de condamnation hâtive je vous en prie. Le chou n'est pas qu'un végétal qui sent le soufre et qui pourrait aisément saboter un premier rendez-vous, à fuir dès lors comme le Diable ! Au chou, un jour peut-être je reviendrai mais aujourd'hui tel n'est pas le sujet.
Je voulais parler de ces quotidiens de piètre qualité qui se contentent de publier des informations de seconde zone. Seconde zone ? Tiens, n'est-ce étonnant ces expressions qui se forgent au fil des années sans qu'aucun de nous ne sache véritablement comment elles naissent ? Car enfin, si l'on parle de seconde zone, c'est qu'il y a une première zone, et l'on sent bien à faire le distinguo qu'il est enviable d'appartenir à cette dernière et non pas à la première par ordre d'apparition, à savoir la seconde. Ah, mais que m'arrive-t-il ? Je ne sais pas me fixer sur le sujet et comme un alcool je deviens volatile. Si au moins cela pouvait vous rendre gai !
Bref, dans l'un de ces journaux falots, n'ai-je pas lu récemment un reportage sur une nouvelle technique de management ? Plus "brève de comptoir" qu'article de fond, certains me diront avec raison, il n'empêche que je veux m'en faire le héraut car son pesant d'or elle vaut (ça rime).
Elle nous vient du Royaume-Uni. Royaume-Uni ? Tiens, là aussi je me paierais bien une petite digression sur l'unité des nations qui le composent mais je serais de nouveau hors sujet et vous décrocheriez, si ce n'est déjà fait, car le blogueur est zappeur paraît-il. Je disais donc que cette technique, révolutionnaire, vise à libérer les employés du stress et à araser les niveaux. Evidemment, tout ce qui touche au management, lorsque c'est novateur, retient mon attention, et en particulier si la promesse est de rendre la sérénité à mes collaborateurs.
Figurez-vous que chez OneBestWay, tous les Friday (ça rime encore) on vient au travail non pas en casual mais à poil. Si, vous avez bien lu, nu, car il parait que cela motive les troupes. Et puis, la nudité uniformise et l'uniforme, l'Angleterre, ça la connait. Ainsi, dans cette boîte de com, le vendredi l'uniforme est le même pour tout le monde. Enfin, pas tout à fait le même car certainement dans cet état on doit bien noter de grosses différences. Oh, qu'allez-vous pensez là ? Je veux parler des formes de l'uniforme, car on parle d'uniforme mais la forme en l'occurrence n'est pas unie. Au contraire, elle est démultipliée et je vous avoue que le duvet se dresse sur mes bras à cette idée. Ce que ne dit pas l'article c'est si les employés sont autorisés à conserver leurs souliers.
Peu…




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