Sortie: 26 août 2009
> L'histoire: Ambitieuse productrice de talk-show, Abby Richter se targue de pouvoir trouver instantanément une solution à n'importe quel problème. Le seul qu'elle n'a pas
réussi à résoudre, c'est son célibat. Lorsque le taux d'audience de son émission faiblit, Abby est obligée d'engager un nouvel animateur soi-disant expert en relations humaines, Mike Chadway.
Dans l'émission, celui-ci traite de ce qui plaît vraiment aux hommes. Le choc est rude entre la jeune femme et ce provocateur odieux et macho. Le pire, c'est qu'il fait grimper l'audience et
devient incontournable... C'est alors qu'Abby rencontre Colin, son voisin, un chirurgien célibataire qui est tout l'opposé de Mike Chadway. Cette fois, Abby veut mettre toutes les chances de son
côté. A contrecoeur, elle fait appel à Mike... Alors que Mike conseille Abby à coups de théories provocantes qu'elle finit par suivre, tous deux découvrent une autre vérité : aussi différents
puissent-ils être, hommes et femmes ont en commun certains sentiments...
D'abord, il y a l'embarras. Celui survenant lors de l'achat d'une place pour L'abominable vérité, dernière comédie romantique made in Hollywood, alors que
tant de bons films me tendent les bras. Oui, mais Gérard Butler reste Gérard Butler et ce n'est pas les vacances que j'ai
prises lors de la sortie de ce long métrage qui m'empêcheront de le récupérer une fois sur Paris. Chose faite, donc, aujourd'hui. "Aaah", les comédies romantiques. Quel drôle de paradoxe, tout de
même, cet engouement que l'on peut avoir pour des histoires dont l'on connaît à l'avance l'exact déroulement, issue comprise. Impossible pourtant de se lasser... Il parait même que Sandra Bullock revient et vous savez ce que l'on dit: "c'est toujours dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes" ! Vérification mercredi. L'abominable vérité, donc. Gérard Butler d'un côté, enfilant une fois de plus son costume d'ours qui lui colle si bien à la peau
depuis 300, interprète un animateur machiste, vulgaire et pervers, prêt à tout pour montrer à la face du monde que les hommes ne pensent vraiment pas avec
leur cerveau. De l'autre, Katherine Heigl, remplaçante officielle des Meg Ryan et autres Jennifer Lopez depuis trop longtemps absentes sur les plateaux, en productrice célibataire mais indépendante, combattante aussi bien au travail que sur le terrain des
relations amoureuses. Sauf que les apparences sont bien évidemment trompeuses et qu'il suffit de gratter ce verni un peu trop propre pour découvrir un peu de profondeur. Un tout petit grattage
pour un tout petit peu de profondeur, hein ! Car Gérard est avant tout un homme au coeur brisé, jouant les pères de substitution pour son neveu tandis que Katherine, elle, vit désespérement seule
avec son chat - l'animal de compagnie étant un objet indispensable pour mieux cerner le personnage -, ne rêvant que de fonder une petite famille. Deux individus qui auront tout pour se
détester dans un premier temps, avant, bien entendu, de se tomber dans les bras. Aucune révélation particulière en vous disant cela tant le scénario est totalement téléphoné. Le tout reste
maintenant de savoir comment...
Car Gérard est un expert en décryptage de la psychologie masculine. Parfait pour Katherine, prête à tout pour faire craquer son nouveau voisin, un médecin très propre sur lui, avec lequel les
rendez-vous amoureux se terminent dans des stades de base-ball. Nice ! L'heure est donc de prendre quelques leçons de séduction. Ouvrez grand vos oreilles. Au programme ? Apprendre en
trois étapes à conquérir un individu de sexe masculin. Etape n°1: mettre son corps en avant avant son intellect, étant bien connu que les hommes n'en n'ont vraiment que faire que vous citiez
Tolstoï tant que vous avez les bonnes mensurations. N°2: Toujours flatter le mâle dans le sens du poil, quitte à simuler au lit ou à cacher une partie de sa personnalité. N°3: Ne jamais le
critiquer et encore moins se donner à lui dès le premier soir. L'attente étant toujours récompensée. "Aaah, on vend du rêve"... soit des propos tout de même super abjectes et régressifs. Pour
peu, on serait prêt à parier que derrière tout ceci se cachent bien évidemment des hommes. Faux ! Le scénario étant signé par trois femmes et c'est finalement le plus effrayant. A moins que
ce ne soit plus simplement le fait que malgré toutes ses critiques, L'abominable vérité est un film que j'ai apprécié. Et ce n'est pas non plus comme si
j'étais venue voir de la qualité. Car le film de Robert Luketic est exactement ce que l'on peut en attendre, soit une histoire sans aucune prise de tête
fonctionnant sur un charmant duo au diapason. Gérard Butler en tête, sans aucune objectivité, bien entendu. Et puis, essayer de nous faire croire qu'un
sexiste au grand coeur pourrait bien être le prince charmant du XXIe siècle, il faut tout de même être très fort. C'est ça aussi la magie d'hollywood et c'est, ici, tout ce que l'on pouvait
demander. Mes plus plates excuses, donc.
Crédit photo: Sony Pictures Releasing France





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