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Semaine Mondiale de l'Allaitement Maternel 2007 : Allaiter et travailler, c’est possible !

Publié le 15 octobre 2007 par Willy
SEMAINE MONDIALE DE L’ALLAITEMENT MATERNEL 2007 Allaiter et travailler, c’est possible ! Les bénéfices de l’allaitement maternel pour l’enfant et la mère ne sont plus à démontrer. Mais avec l’évolution de la société et particulièrement l’activité professionnelle des femmes, on pourrait penser de moins en moins que des mères allaitent. Ketty Ducros, sage-femme au Groupe Hospitalier Sud Réunion, nous explique que de nombreuses femmes allaitent, mais elles le font pendant moins longtemps, justement à cause de la reprise du travail. Or, il existe aujourd’hui un éventail de matériels qui permettent aux femmes de concilier allaitement et reprise d’activité. L’allaitement maternel procure aux nouveaux-nés joie et plaisir, de plus, il prévient contre les allergies et les infections et favorise un développement mental normal. Mais l’allaitement a également des effets positifs pour la mère. En effet, outre le bénéfice financier (l’allaitement n’occasionne aucune dépense), cela permet aussi d’économiser des soins médicaux par une diminution des visites médicales, d’hospitalisation pour un enfant malade, d’achats de médicaments. A plus court terme, l’allaitement maternel prévient les hémorragies post-partum, un certain nombre de cancers gynécologiques, apporte confiance en soi, favorise la relation mère enfant et aide la mère à perdre du poids. Ketty Ducros, sage-femme au GHSR, préconise l’allaitement pendant au moins 6 mois. Mais bien souvent, pour de nombreuses mères, la reprise de l’activité professionnelle constitue un frein à l’allaitement. « Il est vrai que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, beaucoup de femmes allaitent à la naissance. Mais, de plus en plus, les mères allaitent de moins en moins longtemps, notamment à cause de la reprise du travail. Mais ce que nous disons aujourd’hui, c’est que vous pouvez allaiter tout en reprenant le travail », indique Ketty Ducros. En effet, avec de nouvelles techniques, vous pouvez utiliser un tire-lait et ensuite congeler le lait. Ainsi, la nounou ou les grands-parents, par exemple, peuvent donner le lait maternel au nourrisson lorsque sa maman travaille. De cette façon, le bébé peut encore bénéficier de ce qu’il y a de meilleur pour lui, même pendant l’absence de sa mère. C’est le message que Ketty Ducros et Fany Calpétard, auxiliaire de puériculture, passeront pendant toute cette semaine dans le hall de l’hôpital de Saint-Pierre, ainsi qu’à toutes leurs patientes : « Allaiter le plus longtemps possible ». Sophie Périabe Pour toutes vos questions sur l’allaitement, pendant la grossesse ou l’allaitement, vous pouvez contacter l’AREAM (Association Réunionnaise pour l’Allaitement Maternel) au 0262-35-16-94. Attention aux idées reçues !  Pour avoir du lait, il faut boire du lait. Faux. Pour avoir du lait, il faut que bébé tète correctement.  Un allaitement doit être arrêté en cas de fièvre. Faux. La fièvre peut être due à de multiples raisons, c’est donc en fonction de la cause qu’il faudra arrêter ou ne pas arrêter.  La femme qui allaite ne doit pas utiliser de méthode contraceptive, elle est protégée. Faux. Il est possible de tomber enceinte pendant l’allaitement, même avant le retour des règles. Il est donc nécessaire d’utiliser un contraceptif compatible avec l’allaitement.  Je fume, je ferai mieux de ne pas allaiter. Faux. Il est préférable de ne pas fumer pendant la grossesse et l’allaitement. Cependant, il est possible d’allaiter son enfant si la mère le désire. L’allaitement maternel restera bénéfique pour lui. En revanche, il faudra veiller à ne pas fumer en sa présence et respecter un délai de 2 heures, au moins, avant la prochaine tétée.  Allaiter abîme la poitrine. Faux. Bien plus que l’allaitement, la grossesse transforme les seins. Ce qu’il faut éviter, ce sont les augmentations et diminutions trop brutales de leur volume. Un sevrage, par exemple, doit s’effectuer en douceur. Témoignages • Stéphanie, 25 ans, mère de la petite Sonia, 2 mois « Je n’ai pas pu allaiter ma petite à cause d’un problème que j’ai à la thyroïde. Mais il est vrai que j’ai été prévenue bien avant la naissance de Sonia, j’ai donc eu le temps de m’y faire. J’aurais vraiment aimé connaître cette communion avec mon enfant ». • Véronique, 32 ans, mère de Loïc, 6 mois « J’ai allaité à la naissance, c’est vraiment important pour moi. Mais par la suite, j’ai repris le travail et il est vrai que ce n’était pas pratique donc j’ai préféré arrêter. Il fallait être en forme tout le temps, même les nuits. Avec le biberon, comme ça, le papa peut davantage m’aider, et notamment la nuit. Et comme mon bébé est en pleine forme, je ne culpabilise pas trop ». • Marie-Noëlle, enceinte de 7 mois « Je pense que je vais allaiter, si cela est possible, bien sûr. Pendant combien de temps, je ne sais pas encore, mais le plus possible, d’autant plus que je ne travaille pas. Le lait maternel est le meilleur aliment pour mon bébé, et je ne veux pas l’en priver. De plus, il s’agit une relation privilégiée avec l’enfant. C’est bénéfique pour tout le monde ». • Monique, 35 ans, mère de Bastien, 1 an « J’ai donné le sein à mes 2 enfants et cela se passe toujours très bien. J’allaite dès la naissance, et lorsque je reprends mon activité professionnelle, j’alterne entre biberon et tétée. La journée, c’est le biberon, et quand je rentre, c’est la tétée. Mais j’aimerais, pour Bastien, me laisser tenter par le tire-lait et la congélation, et je profite de cette Semaine pour l’Allaitement maternel pour me renseigner ». Propos recueillis par SP - http://www.temoignages.re/

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