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Le Gunthard Club célèbre l'anniversaire du Vice-Président Galinsky

Par Bobosse92
Sous un pretexte fallacieux, à savoir la rentrée des classes du Gunthard Club, nous avions donné rendez-vous à de nombreux amis ce mercredi pour une dégustation et une soirée un peu particulière, à savoir aider l'ami Eric à passer le cap des 75 ans en notre QG parisien du "Gout des Hôtes".
Après les traditionnels "cadeaux", sérieux pour certains (évidemment, quelques bouteilles du fameux millésime 1964) et moins sérieux pour d'autres (un joli tee-shirt rose digne des Villages People), voici les vins que nous avons dégustés :
En apéritif
Champagne Diebolt Vallois Blanc de Blanc Prestige, 100 % Cramant GC : Nez fin et brioché. Attaque en bouche vive mais sans amertume. Belle structure acide et briochée. Retour vanillé en finale (peut-être un peu court). BIEN ++
Avec une salade de foie gras.
Vin de Table, Le Grand Blanc « MMVII », Henri Milan : Nez solvanté. Bouche douceureuse avec une légère amertume, sur le solvant / la colle. Court. ASSEZ BIEN
Condrieu, Petite Côte 2006, Yves Cuilleron : Nez minéral et salin à souhait. Bouche vanillée et boisée qui traduit sa jeunesse. Belle structure ronde, sans molesse, sur la framboise. Finale très saline. BIEN +++
Meursault 2003, Jean-François Coche-Dury : Nez sur les noisettes grillés. Belle bouche gourmande et miellée. Finale sur la glycérine, avec une pointe de salinité vivifiante. TRES BIEN
Nuits Saint Georges, Premier Cru Clos de l’Arlot 1993, domaine de l’Arlot : Nez très frais, sur le menthol, l'encalyptus. Minéral. Bouche droite et tendue, avec peut-être un soupçon (trop important) d'astringence ? BIEN ++
Puligny-Montrachet, Premier Cru les Pucelles 1964, Henri Boillot : Robe ocre marron très évoluée, presque brune. Nez sur l'oxydatif avec une pointe de rgas. Bouche un peu fluette en attaque, mais finale ultra longue sur le champignon (morilles). Aucune molesse dans ce vin à l'apogée sans doute dépassée. Difficile à quantifier en terme de qualité.
Muscadet sur Lie, 1996, Michel Brégeon : Nez frias, vanillé. En bouche, belle vivacité (acidité) alliée à une rondeur surprenante. Finale longue, très tendue par l'acidité mais toujours ronde et sans molesse. BIEN +++
Avec un confit de canard pommes sautées.
Morgon, Côte du Py 2002, Jean Marc Burgaud : Nez puissant et fruité, encore jeune. Une bouche qui a de la mâche et qui ne va cesser d'évoluer au court de la soirée. Beaux tannins acidulés, dignes des meilleurs Bourgognes. La structure du vin s'élargit et s'allonge avec l'ouverture. Le seul petit défaut serait une pointe assèchante en finale ? TRES BIEN
Moulin à Vent 1964 : Nez sur le "pot au feu de ma grand-mère" et les pruneaux confits. Bouche fondue, mais un peu décharnée, mèlant glycérine et pruneaux. Un peu court. BIEN ++
Savigny les Beaune, Premier Cru La Dominode 1995, domaine Bruno Clair : Nez qui pinote nettement, sur la cerise. Tannins, charpente et fruité s'équilibre parfaitement. Malgré une structure tannique assez massive, un beau vin, peut-être un peu court. BIEN ++
Gevrey-Chambertin 1979, Robert Groffier : Magnifique nez sur les pruneaux confits et les cerises à l'alcool. Malheureusement, la bouche est sucreuse et un peu fluette. ASSEZ BIEN
Pommard, Premier Cru les Rugiens 1966, Felix Clerget : Nez ? Bouche mince, évoluée et chaude en finale. ???
Haut-Médoc, château Cornélie 2005 : Nez sur le poivron. Un vin jeune, tannique et gourmand, mais un peu raide. Le boisé apparaît en finale. BIEN
Côtes de Castillon, château Clos l’Eglise 2000 : Nez poivron. Bouche tannique mais acide. Boisé. MOYEN
Pessac-Léognan Grand Cru Classé, château Haut-Bailly 1994 : Nez encore sur le fruit, un soupçon de boisé. Bouche ronde quoiqu'assez droite, de demi-corps. Croquant et gourmand. Une note fumée typique. Finale sans doute encore jeune et un peu courte. BIEN +
Pomerol, château la Violette 1989 : Au nez, fruité et boisé. Bouche bien faite, sans défaut, mais également encore boisée. Court cependant. BIEN+

Remarque sur les Bordeaux : Hormis le Haut-Bailly dont on devine clairement le potentiel (ce vin ne se révèle en général qu'après une longue garde), j'ai l'impression d'une certaine uniformité et d'un certain manque d'originalité des Bordeaux, à l'instar d'une société uniformisée, polissée et politiquement correcte. S'il n'y a pas de défaut, cette "standardisation" (est-ce l'effet Parker ?) ne dégage aucune vibration (positive).

Coteaux du Languedoc, cuvée Syrah Léone 2002, domaine Peyre Rose : peu de notes. Un vin aromatique, un peu sucré avec un poil de réduction. ASSEZ BIEN
Côte Rôtie, La Landonne 1992, Marcel Guigal : Nez typique de la Syrah, sur les fleurs (violette), les fruits mûrs et, plus étonnant, la menthe. Bouche fondue épicée, assez tannique. Finale tannique mais civilisée. Peut-être manque-t-il un peu de longueur pour tutoyer les sommets. BIEN +++
Hermitage, La Chapelle 1992, Paul Jaboulet Aîné : nez sensiblement similaire au précédent, mais dégageant une impression d'élégance plus aboutie. Bouche très équilibrée, entre une belle fraîcheur, une acidité légère, des tannins présents mais fondus et un côté mentholé. Impression de rondeur sans molesse. Très belle et très longue persistance fraîche. TRES BIEN
Avec le fromage
Roussette de Savoie, Marestel 2001, Noël Dupasquier : un nez qui me rappelle le chenin, sur une fraîcheur et une floralité élégante. Quelques touches de pommes et de coing. Bouche veloutée, fraîche et grasse à la fois. Un vin vineux avec un bel équilibre (je n'ai pas noté la finale mais de souvenir, ce fût beau). TRES BIEN
Avec les desserts
Weingut, Jos Christoffel Jr., Erdener Prälat, Riesling Auslese *** 1994 : Au nez, mélange étonnant de menthe poivrée, de fraîcheur et de notes pétrolées (légères). Bouche fine et élégante, à peine alcoolisée. Sucrosité légère. Finale fraîche, peut-être un peu courte. BIEN ++
Sainte Croix du Mont, château La Rame cuvée Réserve 1989 : je suis passé complètement à côté de ce vin. Aucune sensation.
Sauternes, château d'Arche 1990 : Un beau nez botrytisé, abricots et grillé. Belle bouche liquoreuse, aigre-douce agréable, avec une trame acide (en arrière-plan) qui tient le vin. Sucrosité et fraîcheur en finale, avec des notes de pruineaux et de réglisse. BIEN +++
Macvin, Jean Macle : Nez très prenant, évoquant un vieux cognac. Un peu dissocié en bouche toutefois. Attaque sur l'alcool, puis la trame acide prend le relais (et tient le vin) avant de laisser place à une belle finale longue et fraîche, d'abord sur la morille et enfin sur la noix. Belles sensations qui enveloppent la bouche. TRES BIEN
Mes top de la soirée :
Meursault 2003 de Coche-Dury et Marestel 2001 de Dupasquier parmi les blancs,
Morgon Côte du Py 2002 de J.M. Burgaud et Hermitage Chapelle 1992 de Jaboulet parmi les rouges,
Macvin de Macle parmi les douceurs.
Mes accessits :
Condrieu 2006 de Cuilleron et Muscadet 1996 de Brégéon parmi les blancs,
La Landonne 1992 de Guigal parmi les rouges,
Château d'Arche 1990 parmi les douceurs.
Une sacrée soirée pleine de rires et d'émotion (j'ai des dossiers Môssieur Eric, tu vas avoir des problèmes toi, de gros problèmes !).
Enfin, un grand merci à mon acolyte Oliv pour sa précieuse aide tout au long de la soirée, à Gilles et XTof pour leurs conseils avisés sur l'ordre des vins et à David pour sa description du Riesling Auslese.
Bruno

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