Magazine Culture

Animal, on est mal

Publié le 25 septembre 2009 par Lamusiqueapapa @musiqueapapa

Vous l'avez peut-être remarqué, mais en ce moment, pour avoir du succès dans l'univers bien cloisonné du rock indé, il faut avoir un nom de groupe faisant référence au monde animalier : Animal Collective, Grizzly Bear, Panda Bear, Deerhunter, Deerhoof, Wolf Parade, Wild Beasts, Arctic Monkeys, j'en passe et des meilleurs. Le phénomène semble assez récent, car en remontant dans le temps, on constate qu'il n'en fut pas toujours de même. Pourtant, le plus connu des groupes de pop au monde, les Beatles avaient déjà adopté l'attitude "animale" : beatle ou beetle, c'est assez semblable, non ?

Au passage, ce titre est-il disponible sur le fameux coffret remasterisé sachant qu'il n'apparaît sur aucun 33 tours du groupe ?
A leur époque, il y avait aussi un autre groupe, qui eux, ne s'étaient pas foulés et s'étaient carrément appelés The Animals. Ils sont surtout connus chez nous pour la version anglaise d'un des tubes de notre Johnny national. "Le Pénitencier" devenait "The House Of The Rising Sun" :
Animal, on est mal
Enfin, c'est plutôt Johnny "vacances" qui avait repris le titre original anglais. Tout comme les Chats Sauvages et leur fameux chanteur Dick Rivers, avec entre autres leur "Est-ce que tu le sais ?"

C'était ça, les "yés-yés" : 95% de reprises de standard anglais ou américains pour aucune once de personnalité. Nos parents n'étaient pas si chanceux que ça finalement ...
Quelques années, plus tard, en France, on gardait des noms d'animaux domestiques, mais cette fois-ci, on assumait carrément nos influences anglo-saxonnes en chantant dans la langue de Shakespeare et avec des titres originaux bien à nous. C'était les Rouennais de Dogs avec notamment "Shakin With Linda" :

Malheureusement, leur succès n'aura été en rien comparable à celui de tous ces chanteurs de l'époque de "Salut les copains". La vie est parfois injuste.
Même succès d'estime pour les rigolos Little Rabbits, qui officient désormais, pour quelques uns d'entre autres, dans l'ombre d'un certain Philippe Katerine :

Pour en revenir aux anglais, il y a bien eu dans les années 90, un gars du nom de Stephen Jones, qui se faisait appelé sous le pseudo de "bébé oiseau" (ou Baby Bird in english) et qui a publié son petit lot d'albums fortement recommandables. Son plus gros succès reste à ce jour, ce "You're Gorgeous" :
Animal, on est mal
Oui, il doit y avoir quelque chose de profondément ironique (cynique ?) dans le fait de se faire appeler par un nom d'oiseau ... D'ailleurs, c'est peut-être la constante des groupes aux noms d'animaux, le côté "fun" et jovial ...
Et pour illustrer tout ça, je ne résiste pas à vous mettre un Deerhoof et un Animal Collective, deux groupes sévèrement allumés :


Mais pas sûr que l'époque soit devenue pour autant plus déconnante, car il reste les contre exemples flagrants de Grizzly Bear, Deerhunter ou des Dodos, qu'on peut difficilement considérer comme de joyeux lurons. A moins que cela ne soit justement pour contrebalancer le côté un peu trop "sérieux" de leur musique ?
Sur ces théories un peu fumeuses, bon week-end à tous,


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Lamusiqueapapa 3569 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines