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Information et...désinformation: restons vigilants

Publié le 28 septembre 2009 par Audenectar

Sur d’autres affaires concernant notre santé et susceptibles de causer plus de dommages que le virus médiatique H1N1, la réactivité et l’information auraient gagné à être aussi importante.
Ainsi, tout au long de l’été, mais peut-être étiez-vous à l’autre bout du monde à ce moment là, des articles ont attiré mon attention. En particulier, des chercheurs et médecins qui reconnaissent savoir que notre santé est en danger depuis longtemps, mais n’ont pas pu remonter l’information, quand ils n’ont tout simplement pas été écoutés.
Agacée par la médiatisation excessive de la grippe A, et du peu de remous occasionné par ces autres informations, je me décide à vous en dresser un petit compte rendu qui nous concerne tous (par ordre d'apparition durant l'été..).
Ainsi, fin juillet, nous apprenons sans grande surprise que les UV des cabines de bronzage sont enfin classés cancérigènes. Bonne nouvelle pour les accros depuis l'adolescence, cette exposition avant l'âge de 30 ans augmente de 75 % le risque de mélanome. En France, 12 000 cabines sont ouvertes au public et environ 8 millions de Français les fréquentent plus ou moins régulièrement...
Mais ce qui est toujours fascinant dans notre beau pays, c'est que des experts savent depuis longtemps que c'est dangereux pour la peau.
Ainsi, Claudine Blanchet-Bardon, la vice-présidente du syndicat national des dermatologues vénéréologues, déclare : "Cela fait 12 ans que nous alertons sur le danger des UV artificiels". Ah, merci.
Parce que dans ce laps de temps, les mélanomes ont bien eu le temps de se développer.
Le même genre de réactivité que pour la cigarette, le sang contaminé et l'amiante en leurs temps.
Puis début août, les journaux nous en apprennent de belles sur les répulsifs anti-moustiques.
Des laboratoires français ont mis en évidence la toxicité de ces produits sur les systèmes nerveux des insectes... mais aussi des mammifères, ce que nous sommes pour rappel. Le DEET présent dans ces produits aurait des effets neurotoxiques sur une enzyme clé du système nerveux central, autant chez le moustique que chez l'homme, ce qui n'était pas prévu initialement. C'est ballot.
Le meilleur reste quand même cette déclaration du professeur Bruno Lapied, chercheur à l'université d'Angers : "on a galéré pour publier ces résultats car il a fallu lever pas mal de freins". Tiens donc. Doit-on comprendre que l'on pourrait être informés depuis bien plus longtemps et éviter de s'en tartiner le corps et la face tout l'été ? Remerci.
Enfin, une info qui me touche de près, étant maman de tout petits. Depuis un an, sur de nombreux blogs de parents et forums, les mamans expriment leur inquiétude concernant le Bisphénol A présent dans les biberons en plastique.
Beaucoup reviennent au verre ou cherchent une liste des marques qui n'en utilisent pas. Et se demandent ce que fait l'Etat, et ce qu'attendent les industriels pour les retirer du marché. Ce sont tout de même la fertilité et la santé de nos enfants qui sont en jeu.
Précisons qu’au Canada, le Bisphénol est interdit depuis peu, et qu’aux Etats-Unis, les industriels ont déjà pris la décision de les retirer des biberons.
Bonne nouvelle. Toujours début août, les médias nous annoncent que les sénateurs envisagent d'interdire le Bisphénol A. Ils ont déposé une proposition de loi contre cette molécule supposée toxique, mais attention, les ministres ont des avis opposés sur la question. Roselyne Bachelot est dans le clan de ceux qui pensent qu'il n'y a aucun risque pour la santé, s'appuyant sur d'autres études.
Tout comme pour les ondes des antennes relais, elle n'est pas du tout inquiète, alors que dans plusieurs pays d’Europe ils les éloignent des habitations et baissent leurs seuils maximum d’émission autorisés, suite à des résultats inquiétants d’études indépendantes.
Sans compter cette campagne de vaccination pour une grippe A bénigne alors que des médecins eux-mêmes émettent des doutes quant à l'innocuité des vaccins.
Combien de cancers, de leucémies et de stérilités attendons-nous pour réagir ?
Ne pouvons-nous pas investir dans d’autres actions de prévention une part de l’immense énergie déployée pour lutter contre la terrible grippe, censée décimer la population ?
Le public doit se renseigner par lui-même et prendre les précautions nécessaires pour protéger ses enfants, sauver sa peau, malgré les leçons du passé.
C'est le cas aussi pour l'alimentation et les pesticides, sans compter tous les additifs douteux.
Doit-on mettre ça sur le compte d'un surcoût que les entreprises remettent à plus tard, d'une lenteur administrative, d'un manque d'intérêt pour notre santé ?


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