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Un auteur déjà publié sort un “premier roman” “envoyé par La Poste” !

Par Lise Marie Jaillant

Décidément, les piliers de Saint Germain ne reculent devant aucun ridicule pour vous faire croire au mythe du manuscrit envoyé par la Poste. Pierre Assouline emploie un vocabulaire à la limite du mystique pour vous faire partager les moments “sacrés” de l’éditeur qui “renifle” les enveloppes déposées par le facteur.

“Ce geste, Jean-Marie Laclavetine, membre du comité de lecture de Gallimard, le tient pour "le geste de base de tout éditeur, sa raison d'être, celui qui contient tous les espoirs". Et le même d'évoquer quelques noms de sa rentrée (Laurence Tellier-Loniewski, Noëlle Revaz, Amina Danton) sans oublier ceux des éditions Verticales (François Beaune, Noémi Lefebvre) pour conclure par un vibrant "Merci, facteur !".

On peut également citer le fameux premier roman de Jean-Michel Guenassia, Le Cercle des incorrigibles optimistes, déposé un beau matin par le facteur dans la boîte aux lettres d'Albin Michel.”

Il suffit de lire les commentaires du Monde pour se rendre compte que les lecteurs ne sont pas dupes de ces salades. Voilà ce qu’écrit un commentateur:

“Pierre Assouline n’a pas dû lire semble-t-il « Le Monde des livres » du 28 août dans lequel le livre de Jean-Michel Guenassia était chroniqué par Josyane Savigneau et où cette dernière écrivait : « Avocat, puis scénariste, Jean-Michel Guenassia avait déjà été remarqué en 1986 pour un excellent premier roman, Pour cent millions (éd. Liana Levi). Mais le gros récit d’apprentissage qui sort aujourd’hui (…) est curieusement présenté comme son premier roman ».”

Jean-Michel Guenassia, auteur déjà publié chez Liana Levi, a donc ressorti un deuxième premier roman (!) lors de cette rentrée littéraire. Et bien sûr, il a envoyé son roman par la Poste. Il faut être conscient que les étiquettes “premier roman” et “envoyé par la Poste” sont des appels de phare marketing, bien loin de toute réalité. Malheureusement, le public visé par ces stratégie de propagande est toujours le même: les braves wannabes que l’on prend, plus que jamais, pour des imbéciles.

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