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Enseignement supérieur

Publié le 06 octobre 2009 par Jfa

En Juin 2009, une note de veille (n° 142) du Centre d’Analye Stratégique traitait des ressources de l’enseignement supérieur français et s’ouvrait par cette phrase: “La France dépense 1,3 % de son produit intérieur brut pour financer l’enseignement supérieur alors que les pays de l’OCDE y consacrent en moyenne 1,5 %. Ce résultat s’explique non pas tant par un moindre accès des jeunes à l’enseignement supérieur dans notre pays, mais par une dépense par étudiant plus faible que dans les grands pays développés”. Les pays développés consacrent, en moyenne 2% de leur PIB à l’enseignement supérieur alors, qu’en France, ce pourcentage n’est que de 1,3%”  et, que: “Les pays de l’OCDE consacrent en moyenne l’équivalent de 40 % du revenu moyen d’un habitant à l’éducation supérieure d’un étudiant. Cette proportion est supérieure de près de 20 points aux États-Unis, en Suisse et au Canada, et de près de 10 points en Suède. La France (37 %), comme la Belgique, la Corée et l’Espagne, se situe un peu en dessous de la moyenne OCDE”.

On y apprend aussi que, hors la Suède et le Canada, la part relative des financement publics baisse au détriment de ceux des étudiants et de leurs famille. En France, par exemple, la part des financements publics est passée de 85,4% en 1995 à 83,6% en 2005.

La France est passée de 310 000 étudiants en 1960 à 2,13 millions étudiants en 2000. Mais on constate un retournement de tendance avec baisse des effectifs depuis 2006. Le coût moyen/an d’un étudiant en France se situe à légèrement plus de 11 000 € ( 20 000 pour le Canada, 13 500 pour le Royaume Uni), en 14ème position des pays développés.

L’étude estime que le taux moyen d’augmentation de dépense par étudiant devrait être, en France, de 3,5% pour espérer rattraper en 2025 le taux de pays tels la Suède, les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark. Pour ce faire, la note espère un nouveau modèle de financement et des “gains de productivité pour le système (par exemple grâce au développement du téléenseignement, l’optimisation de l’offre de formation et l’amélioration de l’orientation des étudiants)”.

Les pistes d’augmentation des ressources de l’enseignement supérieur qu’envisage la note de synthèse sont limitées: hausse de la participation des entreprises (on peut douter…), financements complémentaires à la charge des ménages (avec éventuellement des taux dégressifs fonction des revenus des familles), mais surtout développement des prêts étudiants: “dont le remboursement serait contingent aux revenus futurs de l’étudiant”.

Bref, il ne faut pas s’attendre à un effort supplémentaire de l’état et la démocratisation a de fortes chances de s’arrêter là.

- “Ils ont voté et puis après…”, chez Fraise des bois.

- Pourquoi France Télécom n’imite pas l’Académie de Créteil en surpayant ceux de ses employés qui ne se suicident pas ?

- “Du sang et des larmes pour le prochain quinquennat”. Le Monde.

- “Il est inévitable que le partage des revenus se déforme au détriment des salariés, dans les pays de l’OCDE. Dans cet environnement de croissance durablement modeste, le maintien d’une exigence élevée de rentabilité du capital des entreprises conduit nécessairement à une déformation du partage des revenus en faveur des profits”. Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis. Newletters abonnés du Monde.

- “Foot pas gay”. Footorama. La bêtise et l’obscurantisme sont parmi les choses les mieux partagées.

- Crise et Emploi. Le Monde . “Pour être écologiquement durable, la croissance économique devra-t-elle être moins élevée ? Des ruptures technologiques permettront-elles au contraire de concilier production de richesses et protection de la planète ? Quels métiers, quelles nouvelles formes de travail accompagneront cette mutation ? Nul, pour le moment, ne le sait, avec certitude”.


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