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Pendre à un crochet de boucher."

Publié le 22 octobre 2009 par Marx

                            Tout individu qui promet un tel destin à quiconque peut être inquiété par la justice. Ce sort c’est Villepin qui le subit, suite à la promesse de Sarkozy et c’est la justice qui se charge de la besogne. C’est un milieu pour lequel le second degré est aussi efficace qu’au premier degré . Prononcer une telle formule à l’encontre d’une personne , c’est grave mais pas pour un Président de la République en voie de bananisation. La même formule   excessive et déplacée prononcée par quelqu’un d’autre du milieu politique aurait vraisemblablement soulevé de vigoureuses protestations . Imaginez Olivier Besancenot ou Jean Luc Mélenchon tenir de tels propos, que n’aurions nous entendu.
                            Par contre répéter publiquement ou brandir sur un panneau la réplique du Président « casse toi pauv con » et vous êtes poursuivis tandis que son auteur compositeur n’est pas inquiété le moins du monde. Il est Président , lui et citoyen face à des sujets et plus citoyens encore que tous les autres. Pas encore Empereur mais tout comme. C’est le chef et on ne discute pas les ordres du chef. Le chef a toujours raison et les médias « écrasent ». Que n’aurait on entendu et lu sur tout autre et de gauche lançant un propos aussi violent et trivial. Evidemment les bouffons du Président inversent les rôles et s’en prennent au médias , qui selon eux ,ne sont pas assez à la botte du pouvoir. Ils les veulent zélés et cet objectif n’est pas loin d’être atteint.
                           Pendre à un crochet de boucher et casse toi pauv con, n’est qu’a usage présidentiel et ils sont formellement interdits à tout autre sous peine de poursuites. Il est intéressant de noter que bien avant Nicolas Sarkozy, cette menace fut lancée par Goebbels à l’encontre d’un dirigeant social démocrate d’un pays voisin, par le Général franquiste à la réputation de boucher, Queipo de Llano à propos de Azana et de Largo Caballero et que Mussolini l’utilisa à plusieurs reprises. Nous n’en sommes pas là avec Sarkozy. Nous sommes en République que diable ! Oui mais pas pour longtemps.
                    

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