Au Grand Prix de Lyon, sur sa bonne lancée de Stockholm, Arnaud fait honneur à la
Wild Card qui lui a été attribuée.
Au premier tour, il s'est imposé face à Oscar Hernandez (n°73) sur le score de 6/1 - 6/3.
Après un premier set plutôt moyen, l'espagnol, qui faisait batailler Arnaud
dans la deuxième manche, s'est blessé au dos et a dû laisser les trois derniers jeux du match.
"Je ne vais pas faire la fine bouche, même s'il est vrai qu'on n'a pas la même satisfaction quand on gagne comme ça que quand on finit son match proprement. J'ai pas gagné beaucoup de matches
cette année, tout est bon à prendre. Mine de rien, la semaine dernière m'a un peu fatigué, je m'en rend compte. D'ailleurs, au deuxième set, ça commençait à devenir un peu cafouilleux. Mais bon,
ça se finit comme ça, c'est pas de chance pour lui. Pendant la première manche, j'avais de bonnes sensations, même s'il faisait pas mal de fautes aussi. Puis il s'est un peu réglé et c'est devenu
plus équilibré." a expliqué le français en conférence de presse.
Au deuxième tour, il s'est imposé face à Benjamin Becket (n°44) sur le score de 6/4 -
6/3.
Une petite interview...
Arnaud, vous qui aimez les tenues colorées, on vous a vu porter des chemises noires peut-être pour la première fois de votre carrière depuis quelques semaines. Une signification
particulière ?
C'est vrai que c'est rare que je joue en noir. C'est allé un peu avec mon moral, avec la manière dont je jouais ces derniers temps. J'ai mis quelques chemises noires dans mon sac la semaine
dernière, pour essayer.
Et vous enchaînez ici votre deuxième quart de suite. Une telle série doit vous ravir...
La semaine dernière, j'étais le seul Français à Stockholm, avec Florent Serra et son coach. Ces victoires, notamment en qualifs où j'ai fait des rencontres très
accrochées, m'ont fait du bien. Il a fallu réapprendre à sortir du court après avoir gagné la balle de match. Mais bien jouer la semaine suivante en France, devant mes parents, là où j'ai gagné
mon premier titre, ça fait encore plus plaisir.
Comment avez-vous vécu ce match aujourd'hui ?
J'ai fait un très bon match, j'étais très concentré, en plus face à Benjamin Becker qui m'avait déjà battu ici (NDLR : en 2007). J'ai été plus constant que lui, ce qui était une base de mon
jeu quand je jouais bien -courir et faire peu de fautes. C'est bon de faire une partie de ce niveau en France, dans cette salle que j'adore.
Qu'est-ce qui vous a manqué ces derniers mois pour jouer ainsi ?
(Il montre la poche de glace qu'il presse contre son coude droit) Si physiquement je ne suis pas au top, mon jeu se dégrade rapidement. Ces dernières semaines, j'ai beaucoup travaillé ma
vitesse, ce que je ne faisais que très peu avant. J'ai perdu de la vélocité. Car au grand âge qui est le mien (31 ans), on perd plus vite et on récupère moins bien.
Votre prochain adversaire, c'est Jo-Wilfried Tsonga. Votre sentiment ?
C'est un
bulldozer, pas facile à contrer... Contre Jo, ce sera encore un autre niveau qu'aujourd'hui (hier). Ce sera intéressant de voir jusqu'où je peux aller contre un gars de ce calibre. Mais de toute
façon chaque match m'excite et est très important pour moi maintenant : chaque partie est qualificative pour le tableau final de l'Open d'Australie, c'est mon objectif. Je profite surtout de tout
quand je suis sur le court en ce moment. Je vais tellement mieux que ces derniers mois... J'ai l'impression d'être tout frais en cette fin de saison !
Prochain tour donc, le quart de finale contre Jo-Wilfried Tsonga..!


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